Alain B vieux petit nouveau

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4ème anniversaire de l'Indépendance

Message  Invité le Lun 25 Fév - 14:10

Ces caillassages et "mollardages" ont toujours été le fait d'adolescents, pas d'adultes qui devaient s'ennuyer, et qui avaient entendu ou vu des choses pas très belles Embarassed
Mais depuis la signature des accords d'Evian, il n'y avait plus de patrouilles de l'Armée française à Colomb-Béchar, et nous nous déplacions non armés (sauf pour aller au Champ de Tir). Et je n'ai jamais été agressé par un adulte pendant mon année à Colomb-Béchar Smile

Voici quelques photos du défilé de l'Armée Algérienne à Colomb-Béchar pour le quatrième anniversaire de l'Indépendance en 1966.












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Alain B..........

Message  Phil. le Lun 25 Fév - 14:33

En effet l'environnement avait bien changé en quelques temps..
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Phil.

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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Edouard le Lun 25 Fév - 15:08

chez Fifine pour une soirée ludique


J'aime ! et pourqoi pas " Nous allions chez Fifine, dans un but purement didactique bien sûr et cela afin de parfaire notre culture médicale et pouvoir étudier,ensuite, les effets de la vérole japonaise sur le bas clergé breton"

Ils ne manquent vraiment pas d'air n'est-ce pas Alain (le chef) Ils sortaient d'un bordel avec la biroute sous le bras et se sont fait caillasser ! Bravo l'exemple. Ah! elle était belle l'armée française ! Et nous qui avons subi les pires atrocités (irradiation, bière tiède, gradés ivrognes, gradés à jeun etc...) nous ne touchons même pas de pension. Alain (le chef) dis-moi que tu trouves cela injuste.
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Edouard

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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Edouard le Lun 25 Fév - 15:25

défilé de l'Armée Algérienne

Lors de mon passage à Alger (fin 62) nous croisions des patrouilles de l'ALN en tenue jaspée avec casque et mitraillette et des tongues aux pieds. Nous avions ordre de les saluer avec respect sous peine de punition.
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Edouard

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Fifine and co

Message  Invité le Mar 26 Fév - 9:07

si à Colomb-Béchar, il y avait Fifine, le plus connu des BMC par les militaires français, il y avait d'autres boxons plus ou moins bien "achalandés" et contrôlés, plus des péripatéticiennes "à leur compte" ou pas, et les chèvres : c'est ce qui expliquait le nombre de "contaminés" le lundi matin à l'infirmerie du Bataillon.

Mais à Marseille, il y avait la rue Thubaneau bien connue des Marseillais et des militaires de passage. Elle fut, à une époque pas si lointaine, un des hauts lieux de plaisirs de notre bonne ville et, bien que le temps l'ait beaucoup transformée, son nom reste encore aujourd'hui synonyme de fleurs exotiques aux parfums défendus.
"La Canebière est une folle qu'on maquille.
L'amour ne loge plus que dans le quartier chaud.
La vie a fait son lit dans la rue Thubaneau
Il y fait bon, il y fait beau, il y a des filles" …
écrit Jean-Julien Lord dans "Le ventre de Jocaste."
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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Alain P le Mar 26 Fév - 9:22




Sur un plan de Marseille vous situez la rue Thubaneau et vous ne serez pas surpris que la deuxième rue plus haut en parallèle soit la rue des Convalescents: c'est ce qui s'appelle un lien de cause à effet.
A tous les anciens qui sont passés par Sainte Marthe: tout un programme là aussi.


Dernière édition par Alain P le Mar 26 Fév - 9:52, édité 1 fois
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Alain P

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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Phil. le Mar 26 Fév - 9:31

Alain P a écrit:

A tous les anciens qui sont passés par Sainte Marthe: tout un programme là aussi.

Sainte Marthe.. j'en ai gardé un très mauvais souvenir... je vais vous raconter dans un prochain post ce qui m'y est arrivé en fin septembre 1962.. du fait d'un minable appelé planqué, faillot, qui a fait du zêle... et qui devait "c...... " avec son supérieur.... ! Un MINABLE !
A tout de suite....
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Phil.

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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Gérard le Mar 26 Fév - 11:00

Shocked
AH ! le Camp Ste - Marthe !

( un vrai club med )





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Gérard
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http://hoggar-cemo.blogspot.fr

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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Edouard le Mar 26 Fév - 11:26

Mais à Marseille, il y avait la rue Thubaneau bien connue des Marseillais et des militaires de passage

C'est bien ma veine ! J'ai embarqué à Port Vendres !
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Edouard

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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Phil. le Mar 26 Fév - 12:43

Sainte Marthe... le camp de transit de Marseille plein de puces... je l'avais shunté lors de mon départ pour l'AFN car j'étais un Marsouin basé à Toulon (GITDM) et avec mes compagnons de classes "bons pour le Sahara" nous sommes allés directement de la caserne Grignan au quai d'embarquement.. Sur le "Ville d'Alger" les passagers du fond de cale nous ont déclaré que nous n'avions qu'à nous en féliciter.... Et puis le temps a passé !
Depuis le 1er septembre 1961, jour de mon incorporation, je n'avais pas eu de permission, car le temps de trajet en train de Toulon à Angers dépassait les 72 heures à l'époque et en Algérie les permissions .............................., se faisaient attendre !
C'est en septembre 1962 que j'ai appris qu'enfin j'allais être permissionnaire pour 15 jours en France. Wouah ! ça fait un drôle d'effet, car on ne s'y attend plus vraiment. On est résigné...
Par chance un camarade, envoyé lui aussi à la même base du Sahara, et ayant fait avec moi ses Classes à Toulon [ ""Claude D.""] était aussi un "vieux" copain de maternelle ( à Angers en 1945/1947) et nous étions tous les deux du même voyage (le hasard fait bien les choses).
Nous nous sommes concertés car comme on ne nous accordait que 15 jours en France ce qui après une année de service militaire sans aucune permission nous semblait injuste... comme tous nos prédécesseurs il nous fallait trouver une stratégie pour grappiller du temps en France.
J'avais un "Ami" (M. Olli....) de classes ( du peloton E.O.R. comme moi) et qui était "prêtre-adjoint à l'aumônier" de Colomb-Béchar (nous avions partagé la mini-toile de tente durant 20 jours en décembre 1961 sur le mont Ventoux ce qui nous avait fraternellement soudé).
Je lui ai écrit et je lui ai expliqué mon projet de court-circuiter avec son aide le système de trajet officiel... (la rafale et le bateau). Comme il m'a assuré de pouvoir et de vouloir m'épauler j'ai enclenché le projet...
lorsque Claude D. et moi sommes arrivés à Colom-Béchar, nous nous sommes planqués à l’aumônerie située dans le centre-ville de Colomb-Béchar et durant cinq jours... nous avons été très agréablement hébergé par l’aumônier au lieu d'aller dans le camp de transit...
Mon "Ami" prêtre-aumônier s'est rendu pour nous (une action facilitée par sa fonction) à l'agence d'Air Algérie (Place des chameaux) et il nous a obtenu deux allers simples Béchar-Marseille via Oran en Caravelle.
A l'aérogare et dans l'avion il nous fallait "biaiser" car il n'y avait que des officiers supérieurs et des civils pour l'embarquement. Et les patrouilles veillaient.
L’aumônier en chef a alors été super. Il nous a délivré une "fausse-vraie" permission de l’aumônerie... ( s'est-il confessé après ?) et il nous a escorté lui-même avec sa 2 CV camionnette jusqu'à l'aérogare de Colomb-Béchar où il nous a fait passer tous les barrages de façon incroyable...(nous étions ses protégés et il était très persuasifs). Dans la Caravelle Claude D. et moi étions placés aux deux premières places tout à l'avant (nous étions entrés dans l'avion les premiers... Durant le vol nous ne nous sommes jamais retournés.., et à l'arrivée nous sommes descendus les derniers. A Oran nous sommes restés seuls dans la Caravelle sans bouger...
A Marseille nous avons débarqué en tenue saharienne ; Képi bleu ciel sur la tête , gandoura à deux faces blanche et bleue avec une chemisette sans col et des naïls aux pieds...
Pour ce voyage en France nous avions "recollé" nos galons et nous avions remis nos insignes (dans notre base du Sahara ""en 1962"" personne ne portait ses galons.., ce qui était une mesure de sécurité en temps de guerre). A Marseille, à Paris et à Angers les patrouilles en gare nous saluaient regardant ces deux Sahariens habillés de façon si différente de ce qu'ils avaient l'habitude de voir... La gandoura blanche et bleue et le super képi faisaient vraiment un effet sur eux.
Colomb-Béchar- Oran- Marseille - Paris et Angers en moins de quarante huit heures... ce fut le voyage du bonheur ! Une parfaite réussite !
Alors avec Claude D. nous avons pris 20 jours de "rab" puisque nous les avions gagnés sur le délai de route... Puis nous sommes allés nous faire enregistrer à la gendarmerie pour commencer officiellement nos 15 jours de permission. (20 jours + 15 jours pas si mal la stratégie)
A la date normale apposée sur la permission par les gendarmes nous nous sommes présentés au camp de Sainte Marthe !(DTM)
Et là... the big SURPRISE..... un blanc-bec très très c.. (un appelé des plus minables ) s'est aperçu que quelque chose manquait sur nos fascicules car nous n'étions pas passés par le DTO (camp d'Oran) ni par le DTM (camp de Marseille) à l'Aller.. Pas de visa , pas de tampon... sur nos fascicules qui étaient donc vierges de tout marquage....
Ce "jeune et grand c.." a appelé son capitaine (rien que ça .., . un autre vrai méchant c... d'officier planqué ).
Nous avons subi une bonne demi-heure d'interrogatoire très désagréable ( tu as beau être déjà un ancien d'AFN tu n'étais rien de rien devant de tels imbéciles ..., devant de tels sales mecs).. Claude D. et moi avons fait les idiots (et ça nous avons su faire) si bien que nous avons quitté nos frusques de saharien et nous avons revêtu un treillis de prisonnier et on nous a mis en "prison"..
La prison de Sainte Marthe.., c'était l'horreur absolue...
C'était une grande pièce d'environ 60 m2 avec juste une petite et toute fine meurtrière placée en haut d'un mur.., aucun éclairage... mais un grand plan incliné en bois en guise de lit et un tas de couverture puantes et sales à l'entrée... Dans un coin il y avait un trou (chiot à la grec) et un robinet... un endroit pas très ragoutant !
La pièce était pleine de quidams mais très différents de nous deux. La plupart des occupants des lieux étaient des appelés Corses mais déserteurs et fiers de l'être. Il régnait dans ce local une atmosphère de terreur. Il y avait un clan et un chef de clan avec un super canif.. Lorsque la "bouffe" est arrivée.. sous la forme d'un "long pâté" et de pains de guerre.. Le clan se l'ait approprié et "basta" pour les autres ..
Avec Claude nous n'en menions pas large et nous nous sommes installés sur le plan incliné nous enroulant à contre cœur dans notre couverture et faisant l'autruche tout pour nous faire oublier... Nous n'avons pas fermé l’œil de la nuit. Nous nous demandions combien de temps nous allions rester dans cet endroit sordide et qu'est-ce qui allait nous arriver... J'avoue avoir eu très peur et un gros cafard s'est installé en moi...!
A six du matin la porte s'est ouverte et par bonheur on nous a appelé Claude D. et moi. Et que nous deux... Par un heureux hasard le bateau ville d'Oran partait le matin même pour Mers el Kébir...et nous étions les seuls "prisonniers" pour cette destination....
On nous a remis nos vêtements sahariens, nos papiers et notre valise. Un capitaine pas moins c.. que celui de la veille nous a reçu, nous a engueulé et nous a remis notre fascicule de permissionnaire avec en travers, en rouge et en très grand le mot << Retardataire>>, puis il nous a dit.. Bonne chance en ajoutant << Avec ça vous allez surement prolonger votre temps sous les drapeaux...d'au moins six mois >> !
Nous avons mis dix jours pour arriver à notre Base saharienne..., avec la trouille au ventre qui ne nous a jamais lâché. On avait triché pour l'aller certes sans aucune peur mais on revenait avec la pétoche..., une sacrée pétoche !
Arrivés à notre base saharienne, la surprise a été à la hauteur de notre peur mais pas de nos espérances de punition... Le Commandant L... de notre GTM qui connaissait quasiment tous ses apôtres... était au pied du Dakota et après nous avoir dit << Alors cette permission n'a pas été trop longue>> est monté à bord pour se rendre à Colomb-Béchar...
Nous avons appris quelques minutes plus tard qu'il classait systématiquement ce type de retard directement dans sa corbeille à papier...
Notre Commandant L... était un type "vachement" bien lui !
Par nature je ne suis pas méchant .. mais ces types au DTM de Marseille .. si j'en avais eu par la suite l'occasion je les aurai ....................., Ignoré !
Phil.
Claude D. habite comme moi toujours à Angers et notre aventure à Sainte Marthe resurgit dans toutes nos conversations et ce à chacune de nos rencontres....
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Phil.

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Service militaire (3ème partie)

Message  Invité le Mar 26 Fév - 14:33

La vie à Colomb-Béchar et ailleurs :

Ces douze mois sont passés très vite, car nous étions peu nombreux au 71ème BG, et nous devions être polyvalents. Alors, en plus des transmissions du Bataillon, de mes semaines mensuelles de permanences, de mes semaines d'officier d'intendance, d'accompagnement des séances de piscine et de tir pour les appelés, j'ai fait trois convois aller-retour de transport de matériel entre Colomb-Béchar et Tam, plus un convoi vers Alger, quelques accompagnements touristiques autour de Colomb-Béchar pour les appelés, et un convoyage d'une "fournée de nouveaux appelés" de Marseille à Colomb-Béchar.

J’ai été en charge pendant quelques mois de la gestion administrative des PLO (terminologie officielle datant du découpage de l’Algérie pendant la période coloniale et qui était devenue péjorative dans la bouche des officiers racistes qui le prononçaient Pélo) avec les contrôles des heures de départ et d’arrivée et de présence. Certains avaient pris des habitudes de grignotage de quart d’heure qu’il a fallu remettre dans le droit chemin : ça m’a valu des heures de palabres pour ces quarts d’heure un peu trop systématiques de retard à l’arrivée ou d’avance au départ. Mais ils ont fini par avoir confiance en moi, car j’étais toujours équitable, et tolérant quand il le fallait.

J'ai aussi fait quelques menus travaux de génie : construction d'un grand séchoir à linge en plein air pour la compagnie, plans d'un abri en dur pour le générateur de secours avec collecte de pierres esthétiques (cette construction n'a pas été réalisée), mise en place d'antennes radios uniques sur tous les bâtiments de la compagnie, édification d'un grand merlon de protection en sable tassé (mais pas enduit de gas-oil comme ils le voulaient, c'était trop cher pour le Bataillon) pour le PC (poste de contrôle) à HB 3 près de Colomb-Béchar qui était un site d'expérimentation de moteurs fusées sur rails… Il y avait 3 sites de lancement de fusées au Sahara (deux à Hammaguir à 120 kilomètres au sud-ouest de Colomb-Béchar et un à HB3). Pendant mon séjour à Colomb-Béchar, il y a eu quelques lancements de fusées, mais je ne l'ai appris qu'en rentrant en France, les nouvelles circulaient très mal en Algérie, il est vrai que je ne lisais que le Monde Diplomatique et n’écoutais la radio que de temps en temps (et surtout Radio Luxembourg anglais), et que les nouvelles militaires locales ne me passionnaient pas.

Dès mon arrivée, j’ai essayé d’installer des vacations radios régulières entre les différents chantiers du bataillon, mais je n’avais pas assez de personnel à leur consacrer, et surtout : nous avons trop souvent manqué les horaires des vacations, alors j’ai arrêté cette activité : c’était dommage car ça aurait permis de garder le lien entre ces différents chantiers. Deux autres arguments m’ont fait vite arrêter cette activité, le premier : c’était que mes transmetteurs étaient utilisés pour d’autres activités que les transmissions (chauffeur, garde…) là où ils étaient en poste, alors qu'avec moi : ils étaient exemptés de tout, et le second : c'était que les piles des postes étaient utilisées pour alimenter d'autres appareils personnels ou remplaçaient les allumettes pour allumer les cigarettes, et quand on en avait besoin : elles étaient déchargées...

J'ai effectué quelques convois transsahariens pour acheminer des pièces, du ravitaillement et du courrier aux différentes équipes du génie qui travaillaient sur la piste. J'ai ainsi convoyé un chien de garde qui bavait partout et qui avait des puces qui nous ont longtemps parasités, et que les destinataires ont tué un mois plus tard car il aboyait toutes les nuits, une chèvre qui bouffait tout ce qu'elle pouvait attraper et qui crottait sur la banquette arrière du camion… La vie lors de ces convois était très rustique malgré l'eau que j'emportais : nourriture fraîche le premier jour, mais après que des conserves, et de l'eau tiède… ; nuits en plein air sur le sable dans un sac à viande et un duvet sous le camion (oui, sous le camion, pour éviter de se faire écraser, car de nuit, un camion arrêté attire les autres camions comme un aimant) malgré les risques de se retrouver avec une vipère à corne venue se réchauffer sur le ventre du dormeur (c’était une histoire qui se racontait là-bas…). Mais c'était intéressant, et la beauté des paysages traversés valait bien ces quelques désagréments. La couleur, la forme et l’ombre des dunes changeaient en fonction de l'ensoleillement et elles formaient un spectacle extraordinaire que je n’ai pas réussi à rendre sur les photos faute de temps.

Les pluies pouvaient aussi être très dangereuses par la violence des crues des oueds qu'elles entraînaient.
La route menant au 71e BG a été coupée plusieurs fois par des inondations, et nous ne pouvions passer qu'avec des véhicules ayant une garde au sol plus grande que celle de la Jeep (Dodge 4x4 ou 6x6, ou camions).
Dans les gorges d'Arak, j'avais stocké un Turnapull (sorte de gros engin qui peut prendre de la terre à un endroit et la déplacer rapidement à un autre) à 8 mètres au-dessus du lit de l'oued, il a été submergé lors d'une crue soudaine de 10 mètres : tous les circuits de ses commandes électriques ont été détruits, ça nous a coûté une fortune pour le remettre en état.
La destruction du pont routier construit à grand peine à Abadla sur l'oued Guir en est un autre exemple, il a été détruit quelques jours après son inauguration par tous les détritus traînant dans son lit que l'eau a charriés et qui ont fait barrage en prenant appui sur le tablier du pont.
Nous avons aussi "planté" deux camions dans le lit d'un oued pas assez sec en allant visiter l'ermitage du Père de Foucauld dans l'Assekrem, et il nous a fallu des heures d'efforts pour les sortir de là.

J'ai très vite apprécié mes chauffeurs habituels PLO pour leur gentillesse, leur frugalité, leur humeur égale, leur débrouillardise mécanique et leur sens de la piste. Il y avait bien sur quelques "parasites", mais pas plus que chez les officiers français d'active, et bien moins que chez les ORSA.
Ils étaient mes chauffeurs/mécaniciens de camions : leur débrouillardise lors de mes traversées du désert avec eux nous a toujours sorti de tous les "pièges" de la piste et des pannes (manque de repères, ensablement dans le fech-fech ou la boue, crevaisons, pannes diverses, inondations…). Ils avaient l'expérience de tout cela et connaissaient aussi les signes annonciateurs de la pluie sur les reliefs (on a toujours réussi à passer avant que les oueds en crue ne coupent la piste). La piste traversait des ergs et de temps en temps, on allait naviguer là-dedans sans boussole simplement pour le plaisir de monter et de descendre des dunes aux formes et aux couleurs changeantes. Ils m'ont montré aussi quelques dunes de forme particulière comme les barkhanes et une siouf assez rare.
C'est là que j'ai assisté au démontage et à la réparation d'une boite de vitesse de camion sur la piste : j'en suis resté pantois.
Nous avons eu aussi un radiateur de refroidissement percé que nous avons colmaté avec du poivre en poudre (les grains en poudre s'accumulent dans les fuites et gonflent avec la température). Une autre fois où nous manquions d'eau, nous avons été obligés de mettre en "perfusion" au vin un radiateur de refroidissement qui fuyait : après, le camion dégageait une odeur assez spéciale en roulant…
Une panne de batterie nous a obligés à nous garer tous les soirs sur une pente pour pouvoir redémarrer le matin : le démarrage me rendait assez inquiet chaque matin.
Au prix d'une remontée express de Tamanrasset, grâce à l'intuition de mon chauffeur, nous avons réussi à passer sur le pont d'Abadla sur l'oued Guir juste avant qu'il ne soit emporté par les eaux, et ce qui nous aurait bloqués une semaine de l'autre côté de la rive, le temps que la boue sèche et soit suffisamment solide pour supporter le poids du camion. Ce jour-là, des pontes militaires sont restés coincés derrière ce pont emporté, et ont demandé un hélicoptère pour les transporter sur l'autre rive. Ça a coûté une fortune, car en plus l'hélicoptère s'est crashé dans la boue lors du transport des bagages de ces messieurs…
Chez les PLO, j'appréciais aussi leur frugalité, leur rusticité et leur calme. Et ils appréciaient que je vive comme eux sans me plaindre pendant toute la durée de nos convois.
En effet, sur la piste on ne mangeait pas tous les jours des fruits frais ou des légumes verts, et on dormait dans un sac de couchage sur le sable. C'était rustique et inconfortable.
Lors de mon premier convoi, je n'avais pas emporté d'eau en quantité suffisante : la toilette avait été rapide et économe en eau, et le radiateur fuyant a été rempli de vin. Les points d'eau potable étant rares et leur eau d'un aspect peu engageant, ça m'a servi de leçon, et pour les convois suivants, j'ai toujours pris la précaution de rouler avec un camion-citerne plein d'eau : prendre une douche même tiède au milieu du Sahara est un plaisir indescriptible, ça faisait rire mon chauffeur qui lui en restait à des ablutions minimum comme s'il ne voulait pas perdre l'habitude de l'économie d'eau.
Un jour où nous manquions de viande, il a fallu que je tue un mouflon pour ravitailler mes trois chauffeurs. Quand je dis tuer, ça signifie que je devais le blesser pour qu'il puisse être tué suivant les règles de la religion musulmane. Debout sur le marchepied du camion à la poursuite des mouflons, accroché d'une main à la portière et de l'autre essayant de viser avec une carabine US M1, malgré les cahots pour blesser et pour ne pas tuer, c’était impossible de viser correctement dans ces conditions, alors j’ai demandé qu’on s’arrête. La munition de cette carabine est peu puissante avec une flèche importante à partir de 150 mètres. A 300 mètres, il faut tirer une première fois pour voir où la balle arrive et corriger rapidement le tir pour la deuxième : pour ce mouflon, la correction était supérieure à 1 mètre. J'ai eu la chance de le blesser avec cette deuxième balle. Mon chauffeur a couru pour l'égorger avant qu'il meure, et ils ont fait une orgie de viande à peine cuite. Pour moi, la viande devait être très cuite pour éliminer tous les parasites, alors j'en ai peu mangé. Pour conserver la viande crue du mouflon, ils l'ont pendue aux rétroviseurs des camions pour la faire sécher : les camions avaient un drôle d'aspect… Ça donnait une espèce de bout de caoutchouc très dur et plein de sable après quelques heures de roulage au soleil, mais que les mouches n'attaquaient pas : en le mâchouillant, j'imaginais que c'était du pemmican des indiens d’Amérique… Je n'ai pas trop posé de questions pour savoir comment cette carabine avec ses munitions était arrivée dans mon camion, et à qui elle appartenait.

Je suis passé plusieurs fois à Reggan et à In Ecker, mais je n'ai pas trop prêté attention aux sites des essais nucléaires, car je pensais que le polygone de tir de Reggan avait été "vitrifié" par les quatre explosions aériennes qui ont eu lieu du 13/02/1960 au 25/04/1961 et devait être encore gardé ainsi que son PC de tir et d'observation d'Hamoudia, et que la montagne du Tan Afella près d'In Ecker et d'In Amguel devait être propre car nous passions pas loin et qu'il n'y avait aucune protection physique ni signalisation entre la piste et la montagne. Mais c'était l'Algérie et les faibles moyens de ce pays ne lui permettaient pas de surveiller efficacement ces sites, ni d'assurer une protection physique efficace. S'il y avait eu une protection ou une signalisation, il y a longtemps qu'elles avaient dû être volées, la pauvreté des habitants les obligeant à être chapardeurs pour survivre…

J'ai fait quelques excursions autour de Colomb-Béchar : en accompagnement des appelés du Bataillon, l'oasis de Tarhit avec ses foggaras et ses gravures rupestres, et le Djebel Béchar à pied avec quelques officiers appelés : on a pique-niqué en haut après une escalade assez épique pour ceux qui ont pris la voie directe, car, en faisant le tour je suis monté sans effort ni risque ; et quelques mois plus tard, j'ai refait cette excursion mais seul.

J'ai aussi été visiter Tamanrasset, ainsi que l'ermitage du Père de Foucauld à l'Assekrem qui est à quelques dizaines de kilomètres. En allant de Tamanrasset à l'Assekrem par une mauvaise piste, nous avons rencontré un autrichien qui nous a arrêté en plein milieu d'un reg : il faisait le trajet à pied et manquait un peu d'eau. Nous l'avons ravitaillé en eau et en nourriture, mais il a tenu à continuer à pied… Quelques kilomètres plus loin, nous nous sommes embourbés jusqu'aux ponts des deux camions dans le lit d'un oued qui avait semblé sec et dur à mes chauffeurs appelés, ça a été un travail de romain pour sortir nos camions de ce mauvais pas : plusieurs heures de pelletage, de pose de pierres et de planches. J'y ai perdu une naïs dans la boue. L'ermitage était constitué d'une chapelle minuscule, d'un bâtiment à tout faire, d'un gros réservoir en plastique de quelques mètres cubes pour recueillir et conserver l'eau. Au moment de ma visite, l'ermitage n'était pas occupé par les Pères. Après une courte nuit glaciale à l'ermitage (j'ai très mal dormi dans a cabine du camion), je suis monté avant le lever du jour en haut de la montagne pour contempler le lever de soleil sur les différents monts du Hoggar, cette montée était assez casse-gueule, car on n'y voyait rien malgré l'aide de ma lampe de poche. J'ai surtout apprécié visuellement les "chiottes à la turque" de l'ermitage consistant en deux planches fixées au-dessus du vide, les fesses dans le vide et les crottes s'écrasant 100 mètres plus bas : pas de problème d'odeur… Mais je ne les ai pas utilisées, car je n'avais aucune confiance dans la fixation et la résistance mécanique de ces deux planches. On pouvait aussi de cet endroit apercevoir la piste piétonne qui venait de Tamanrasset : pratique pour voir ceux qui arrivaient tout en faisant ses besoins... Bon, cet "observatoire" permettait aux Pères habitant l'ermitage de voir le Père chargé du courrier et de la nourriture revenant de Tamanrasset à pieds. J’ai du mal à imaginer comment on pouvait vivre ici plusieurs semaines dans cet environnement aride et hostile même au nom de la spiritualité…
Les monts du Hoggar ont une forme caractéristique due aux écarts de température jour nuit : une partie colonnaire centrale entourée d'éboulis et une couleur particulière due à l'oxydation de leurs constituants. Le plus connu est évidemment le Pic Laperrine.

Il est à noter que tout ce qui étaient gravures rupestres et sites archéologiques avaient été très abîmés par tous ceux qui y étaient passés et surtout par des pseudos archéologues qui ont détruit à l'explosif ou au marteau piqueur des surfaces importantes pour pouvoir récupérer quelques morceaux transportables en métropole. J'ai vu aussi les mêmes "nettoyer" des foyers préhistoriques du sable par le souffle des pales de leur hélicoptère : tout ce qui était assez léger disparaissait, mais ils n'étaient intéressés que par les haches de pierres qu'ils pouvaient revendre facilement, le reste n'avait pas de valeur pour eux : quels dégâts ils ont faits, vive la civilisation mercantile…

Un convoi vers Alger m'a fait rencontrer les Pères blancs d'El Biar. J'ai "dormi" dans leur monastère, mais les portes des chambres ne fermant pas à clé, alors pendant la nuit, un très vieux Père blanc un peu dérangé et collectionneur de porte-clés m'a tenu la conversation presque une heure avant que ses collègues viennent le récupérer en s’excusant. Du coup, j'ai été sur le qui-vive toute la nuit en pensant qu'il y en avait peut-être d'autres plus atteints et moins inoffensifs que celui-là qui rodaient dans les couloirs… J'ai toujours regretté de ne pas avoir d'argent sur moi pour leur laisser au moins le prix de l'hébergement et de la nourriture.

Nous avons aussi construit le monument Leclerc à la frontière algéro-marocaine, là où ont été retrouvés les restes de l'avion "Tailly" transportant Leclerc qui s'était écrasé le 28/11/1947 à côté de Menabha, pas loin de Colomb-Béchar. Une légende disait que cet avion s'était en réalité écrasé du côté marocain et que les restes avaient été transportés du côté algérien. Mais nous avons construit ce monument avec des blindés marocains à l'ouest et algériens à l'est qui se regardaient en chien de fusil et nous au milieu non armés : sensations très désagréables.

J'ai ramené du bois pétrifié trouvé entre Reggan et In Salah, une carotte de granit du Tan Afella, une très grosse rose de sables de Colomb-Béchar, des pointes de flèches et un grattoir de peau préhistorique (mes haches de pierres m'ont été volées pendant leur transport vers la France). Plus un Uromastix (Dob) qui a vécu cinq ans en France…

A suivre


Dernière édition par marcel le Jeu 28 Fév - 21:14, édité 1 fois (Raison : Correction de Abdala en Abadla)
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Photos Abadla

Message  Invité le Mar 26 Fév - 17:55

Vers Abadla :


Entrée Abadla :


Camp 71ème BG Abadla:


Carrière Abadla :


Malheureusement, j'ai utilisé deux pellicules Diapos de marque "Perutz" et qui ont donné des résultats désastreux et les diapos se sont effacées avec le temps. Je n'ai pu qu'en sauver quelques unes Crying or Very sad
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Abadla

Message  Invité le Mar 26 Fév - 18:06

La construction du pont d'Abadla a "usé" beaucoup de personnel et d'engins en tout genre.
Deux photos du parc d'engins HS du Bataillon :




Je n'ai pas de photo du personnel HS Smile
Mais je tire mon képi à tous ceux qui ont participé à sa construction difficile...
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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Georges le Mar 26 Fév - 18:17

Ben dis donc, c'est incroyable un chantier pareil !
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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Alain le Mar 26 Fév - 23:03

Et même si Perutz t'a joué des tours, tes photos sont de superbes témoignages.

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-Vous voyez là ? Au bout , y a une extrémité.
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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Edouard le Mer 27 Fév - 8:29

les fesses dans le vide et les crottes s'écrasant 100 mètres plus bas : pas de problème d'odeur… Mais je ne les ai pas utilisées, car je n'avais aucune confiance dans la fixation et la résistance mécanique de ces deux planches.

Conseil :
Lorsque pour se soulager, on utilise la technique du colombin voltigeur, il importe de tenir compte des courants d'air ascendants.
Surtout, ne jamais tenter d'évaluer les résultats de cette action en regardant par le trou... Danger !!!

Et le papier les jours de grand vent ?
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Message  Invité le Mer 27 Fév - 8:50

Very Happy je crois qu'il brulaient leurs papiers, car sous ces deux planches : il n'y avait rien de couleur claire Smile



Smile Smile Smile
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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  J.J.O. le Mer 27 Fév - 8:59

Alain B a écrit:La construction du pont d'Abadla a "usé" beaucoup de personnel et d'engins en tout genre.
As-tu des photos de ce fameux pont que nous avons déjà évoqué ?


Passage sur le radier après la destruction du pont
A part tes "Perutz", tes photos sont de très bonne qualité … et tu devais avoir un bon appareil, vu le "piqué" des photos.
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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Phil. le Mer 27 Fév - 9:15

Edouard a écrit:
les fesses dans le vide et les crottes s'écrasant 100 mètres plus bas : pas de problème d'odeur… Mais je ne les ai pas utilisées, car je n'avais aucune confiance dans la fixation et la résistance mécanique de ces deux planches.

Conseil :
Lorsque pour se soulager, on utilise la technique du colombin voltigeur, il importe de tenir compte des courants d'air ascendants.
Surtout, ne jamais tenter d'évaluer les résultats de cette action en regardant par le trou... Danger !!!

Et le papier les jours de grand vent ?

En deux ou trois années la vie militaire au Sahara a beaucoup évolué.. il y a eu l'avant cessez-le-feu ; le cessez - le - feu ; et l'après cessez-le -feu tout comme à Abadla où il y a eu un avant le pont, un pendant le pont et un après le pont .............., mais à toutes nos époques sahariennes il y a eu continuité au niveau des latrines..... d'où les mauvaises habitudes..
C... de trouille.... ; C.... de haut ; C... dans les bottes.... et même se faire C... en attendant d'en C...
Dans mon poste d' OEA on C... de haut ( les planches et le trou étaient suspendus à env.400 m).
les jours de gastro.. le sol était si glissant que nous y allions sans courir... voir même encordés !
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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Edouard le Mer 27 Fév - 9:58

Il est peut-être prudent de changer de sujet car les lecteurs vont penser que notre forum est merdique.

le sol était si glissant que nous y allions sans courir... voir même encordés !

Lors de nos prochains échanges nous pourrions discuter des mouches qui fréquentaient nos gogues respectifs. Je pense qu'il est nécessaire d'élever le débat car Alain (le chef) risque de se facher. Si nous voulons continuer à fréquenter ce forum, il est préférable qu'il nous prenne pour des gens cultivés.
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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  Phil. le Mer 27 Fév - 10:17

Edouard a écrit:Il est peut-être prudent de changer de sujet car les lecteurs vont penser que notre forum est merdique.

le sol était si glissant que nous y allions sans courir... voir même encordés !

Je pense qu'il est nécessaire d'élever le débat car Alain (le chef) risque de se facher. Si nous voulons continuer à fréquenter ce forum, il est préférable qu'il nous prenne pour des gens cultivés.

Tout à fait d'accord. D'ailleurs j'essaie de relater sérieusement mes souvenirs sahariens mais ça dérape tout le temps.. tu vois Édouard je dis "dérape" et je suis certain que ça va encore être pris au premier degré et associé au KaKa... Ce qui était très pénible quand on allait le soir ou la nuit sur la planche trouée et suspendue le sol était glissant et nous étions survolés par les chauves souris... Alors si je veux parler des chauves-souris je suis obligé de parler des latrines et si je parle des latrines je suis obligé de parler du sol glissant et si je parle du sol glissant je dois parler de la chute vertigineuse de nos Kaka et là je reboucle sur le texte qu'à si bien écrit Alain B. Il n'y 'a pas à dire j'suis dedans ...
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re : Alain B VIEUX PETIT NOUVEAU

Message  DUQUERROY Jean Pierre le Mer 27 Fév - 15:37

A la fin de mon séjour (en mars 66), la gazelle partageait son enclos avec un dindon. Vivait-il encore ou bien était-il passé à la casserole ? Beaucoup d'entre nous l'aurai bien vu dans l'assiette !
La gazelle avait été ramenée blessée par un chauffeur de TBO. Une fois guérie, lorsque le camp était fermé, on lui ouvrait la porte de son enclos pour qu'elle gambade d'un bout à l'autre de l'enceinte du 71. C'est vrai qu'elle aimait beaucoup les cigarettes !
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pour Jean-Pierre Duquerroy

Message  Invité le Mer 27 Fév - 18:17

Jean-Pierre,
à mon arrivée en mars 1966, le dindon était encore présent dans l'enclos avec la gazelle, mais il a "disparu" rapidement : peut-être passé à la broche ou en cocotte, je ne sais pas Smile

Je n'ai pas de photos du pont d'Abadla en construction ou construit, car mes fichues pellicules Perutz ont transformées mes diapos de cette période (pont d'Abadla et palmeraies de Taghit et Djenien) en un rose pâle inexploitable quand je me suis mis à les numériser il y a une dizaine d'années (elles étaient déjà très roses à l'origine...) Crying or Very sad
Mais il me semble que tu as posté sur le Net ou dans ce forum des photos de ce pont, peux-tu les remettre pour JJO et pour nous aussi ?
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re : Alain B VIEUX PETIT NOUVEAU

Message  DUQUERROY Jean Pierre le Mer 27 Fév - 22:58

Pour les photos, tu peux aller sur le site du 3ème groupe de transport, dans la rubrique il y étaient, j'y ai retracé mon "périple" saharien sous le titre "avoir 20 ans dans la hamada".Y figurent des photos d'Abadla et de B2 namous.
A Béchar, j'étais sous les ordres du Cne VILAIN et de l'A/Chef Le Falher : des chics types ! et le Chef de Bataillon était le Commandant ARRIGHI. J'ai aussi utilisé pour les liaisons radio avec les chantiers et Djorf Torba, des postes BLU (Thomson je crois). Tu as dû connaitre.
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Re: Alain B vieux petit nouveau

Message  J.J.O. le Jeu 28 Fév - 8:54

Alain B a écrit:des photos de ce pont, peux-tu les remettre pour JJO et pour nous aussi ?
Merci Alain, je les ai déjà en archives. Je pensais à de nouvelles photos (et pas des Perutz Very Happy )

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J.J.O.
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