De Monaco à Tamanrasset

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Re: De Monaco à Tamanrasset

Message  Alain P le Mar 24 Mar - 9:26

Lors de mes recherches aux archives militaires du château de Vincennes sur un aieul qui avait participé aux guerres Napoléoniennes (comme tous vos ancêtres pour la plupart), j'avais consulté des registres imposants renfermant par régiment l'état nominatif des combattants. Ces indications portaient sur le nom, naissance, taille, type de visage etc, et les campagnes accomplies. Mais en tête de chaque volume, il y avait le journal de marche: une oeuvre d'art de calligraphie agrémentée de plans dessinés avec un soin extrême. Quand on pense aux tribulations des armées de cette époque, ce travail réalisé ainsi parait incroyable.
Pour en finir avec mon histoire, compte tenu que je ne connaissais pas le nom du régiment de mon ancêtre, j'avais essayé de glaner dans les registres d'état civil des communes avoisinantes de celui ci, les décès retranscrits des soldats sur les quels figuraient le régiment. Mais après quelques jours de recherches, il ne figurait pas sur ceux ci.....et comme les volumes se comptaient en centaines ! une aiguille dans une botte de foin. Une tradition orale dit qu'il a été à Alexandrie: mais l'Italien ou l'Egyptien ?
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Re: De Monaco à Tamanrasset : Les Casernes de Nîmes

Message  marcel le Mer 25 Mar - 10:53

Lors de ma Préparation Militaire, j'ai passé le permis de conduire à PARIS sur JEEP en 1959.


Après la PMS, j'ai passé 6 mois de formation IMO (Instruction Militaire Obligatoire) à l'ESAA de Nîmes.
-

Le curieux insigne PMS (Préparation Militaire Supérieure) de l'Ecole Centrale de Paris (ECP)
Il est orné d'une abeille, ouvrière travailleuse, symbole de l'Ecole.

Nîmes (Gard) : les Arènes

Les casernes sont situées en haut à droite.
-
Vue générale sur les casernes :

Les casernes : le quartier Bruyère

La cour de l'Ecole de Spécialisation Anti Aérienne (ESAA) de Nîmes :

Rampe PARCA, Batterie DCA de 4 canons antiaérien US de 90 mm et Poste central APT-HF-90.
Les canons de la batterie étaient télécommandés à partir d’un poste de calcul électronique. Il était associé à un radar COTAL.

Les batteries de 90 US furent utilisées pendant le conflit algérien pour contrôler la frontière tunisienne (barrages), donc pour le tir sol-sol.
Elles étaient donc en service jusqu’en 1960, Elles furent réformées et détruites lors du retour en France.
Par contre, le radar COTAL a continué à être  utilisé comme radar météo pour suivre les réflecteurs des ballons sonde, et on va le retrouver... à Reggan et à In Amguel !


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Re: De Monaco à Tamanrasset : La DCA à l'ESAA

Message  marcel le Dim 5 Avr - 19:39

A l'École de spécialisation d'artillerie anti-aérienne de Nîmes, nous avions :
-
* des batteries de Canons anti aériens 40 nmm BOFORS
* des batteries  de gros canons antiaériens US de 90 mm avec Radar COTAL avec un calculateur PHF90.
-
Le canon de 40 mm. Marcel : tu pointes ou tu tires ?


-
La batterie de 4 canons de 90 est tractée par des GMC accompagnés d'un half-trak :


-
Le radar COTAL et sa semi-remorque :




-

-
Marcel sur le toit du COTAL, devant l'antenne radar :
-

-
La batterie comporte un l’appareil de préparation de tir, l'APT-HF ou PHF 90.
La remorque du calculateur :


-
L'écran du radar et le siège de l'opérateur :
-

-
http://cesane.artillerie.asso.fr/Texte/DocumentsMemorial/3.55.La_batterie_de_canons_de_90_mm.pdf
-
L'avantage du canon de 90 était, outre sa forte cadence de tir, sa grande portée en tir à terre (17 km)"
"Les batteries de 90 furent utilisées en tir sol-sol pendant le conflit algérien sur le barrage faisant face à la frontière et implantées dans des postes « radars-canons ».
-
On nous avait dit qu'un opérateur radar entrainé savait distinguer sur l'oscilloscope un dromadaire (4 pattes) d'un "bédouin"...
-
Et ce type de radar COTAL s'est retrouvé à Reggan et au Point Nord à In Eker pour suivre les réflecteurs des ballons météo.

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Re: De Monaco à Tamanrasset

Message  Gérard le Dim 5 Avr - 22:25

Affirmatif  !



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Re: De Monaco à Tamanrasset : Réflecteur radar

Message  marcel le Lun 6 Avr - 17:48

Très belles photos, Gérard !
Sous le ballon météo est suspendu un réflecteur Radar constitué de feuilles d'aluminium assemblées en "coin de cube".
Il a la propriété de renvoyer le signal radar exactement dans la direction où il a été émis (catadioptre).



C'est le même principe que pour les réflecteurs laser à coin au quartz qui équipent les satellites géodésiques ou qui ont été posés sur la lune lors des vols Apollo, et ceux, fabriqués par Cannes Sud-Aviation, qui équipent les Lunokhod.
-
A l'ESAA de Nîmes, on a eu des cours sur les radars. Le radar Cotal de conduite de tir à balayage conique  associé à la batterie de canons de 90 était utilisé pour faire de la télémétrie, en azimut, en gisement et en distance, les mesures traitées par le calculateur étant envoyées à l’appareil de préparation de tir décalant le viseur optique en fonction de la vitesse et la direction de la cible.

On est allé sur la plage de l'Espiquette, près du Grau du roi pour tirer au canon de 90 sur une manche à air tractée par un petit avion. Il y avait 6 canons avec 200 obus par canon. J'ai tiré une dizaine d'obus : plus de 50.000 francs !
C'est un autre radar qui était  utilisé pour la surveillance et l'acquisition :



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Re: De Monaco à Tamanrasset

Message  Edouard le Lun 6 Avr - 18:18

Etant jeune (12/13 ans), j'ai vu des tas de ces radars alignés sur de grands parkings. Ils étaient fabriqués par la Thomson à Gennevilliers. Ils les déplaçaient pour les tester (?) au milieu de carrières (Villeneuve la Garenne) comblées aujourd'hui.
Ce n'était pas top secret car nous allions parfois discuter avec les techniciens qui procédaient aux essais.

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Re: De Monaco à Tamanrasset : Radar

Message  marcel le Mar 7 Avr - 14:21

Il y avait encore un autre gros radar avec un abri en toile de tente qui abritait, je pense, le P.C. :



Je ne me souviens pas qu'on nous ait mis en garde contre les radiations. Pourtant les micro-ondes sont loin d'être inoffensives !



Il fallait tracter tout ces matériels dans la garrigue près de Nîmes jusqu'à une ligne de crête, mais il y avait déjà des tas de pistes bien tracées par les manoeuvres précédentes... Il y avait un régiment de chars de combat qui se chargeait de déblayer le terrain.

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Re: De Monaco à Tamanrasset : Reggan ?

Message  marcel le Sam 23 Avr - 14:49

Je vais essayer de reprendre le récit de mon parcours, dont j'avais commencé à parler il y à un an.
-
Lettre à ma famille : Nîmes le jeudi 29 mars 1962

C’est officiel, cette fois, je pars pour Reggane le samedi 14 avril (1962).
Je prends le bateau à Marseille, le Sidi-Bel-Abbès, pour Oran, avec les camarades qui vont dans les postes situés près d’Oran, et avec ceux qui vont au Sahara, c’est-à-dire, parmi ceux qui font l’Artillerie Coloniale, des IMO et moi, respectivement les 2ème, 3ème et 4ème. Le premiera choisi l’affectation à Sarrelouis.

Les autres se sont arrangés, par ordre de classement, selon leur goût et préférence, mais aussi en se fiant au hasard, pour se partager les diverses places des corps d’armée d’Oran, Constantine et Alger.

Reggane présente plusieurs avantages : outre que je n’ai pas eu à choisir entre diverses affectations dont on ne savait pas grand chose (située dans une ville : Alger, ou trou perdu comme « le Krouhs »…) et que les régiments ont pu déjà quitter, il y a l’intérêt du travail (Radar et Météorologie…) et des installations.

L’éloignement est compensé par une prime de « Sud » et par des permissions plus longues. ! Un inconvénient, c’est le fait qu’on restera là-bas pendant tout le service, sans doute.

Je rentre de Nîmes samedi 31 mars 1962 à Monaco par le train normal, avec mes affaires et le complément d’informations.

Marcel.

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Re: De Monaco à Tamanrasset

Message  Ph. le Dim 24 Avr - 8:15

SVP Marcel, n'attends pas un an pour la suite...... Laughing
je suis demandeur !
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Re: De Monaco à Tamanrasset

Message  Alain P le Dim 24 Avr - 8:40

Phil. a écrit:SVP Marcel, n'attends pas un an pour la suite...... Laughing
je suis demandeur !

Nous sommes tous demandeurs.....
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Re: De Monaco à Tamanrasset : Départ de Monaco

Message  marcel le Dim 24 Avr - 11:32


A monaco, le courier passait par le Consulat de Monaco, et il est arrivé avec un peu de retard.

Le dimanche 15 Avril 1962, départ en gare de Monaco pour Marseille.

J'attends le train pour Marseille sur le quai de la gare de Monaco.
Mon sac "marin" de grosse toile marron est rempli avec mes vêtements militaires.
Il est muni de gros oeillets et jermé par une poignée en cuivre qui sert aussi de cadenas.
*
Marcel en tenue d'été, costume-cravate et épaulettes de sous-lieutenant :
-


La photo du Sous-lieutenant Marcel COUCHOT en uniforme et au garde à vous : elle a été prise sur le quai de l’ancienne gare de Monaco, à gauche de l’entrée voyageurs, contre le mur du hangar à marchandises. J’étais là avec Papa et Maman...
Accroché à la veste de mon uniforme, l'insigne de l'ESAA, l'Ecole de Spécialisation de l'Artillerie Antiaérienne de Nîmes :
une fusée rouge radioguidée sur 2 canons dorés :
-

-
Marcel en tenue d'hiver : képi, lunettte et moustache...
-

-
J'avais fait faire cet uniforme, veste pantalon, manteau, képi, par le tailleur de la garnison de Nîmes.
Je n'ai conservé que le képi, mes épaulettes avec les galons de lieutenant, puis de capitaine, et quelques insignes et écussons.
-
Et j'entends siffler le train...

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Re: De Monaco à Tamanrasset : Le train vers Marseille

Message  marcel le Lun 25 Avr - 10:27

Marseille le dimanche 15 avril 1962

J’ai fait bon voyage de Monaco à Marseille. A l’arrivée m’attendaient deux camarades. Un car nous a conduits à la Base de Transit Interarmées où j’ai demandé une chambre à l’Hôtel de Provence, cours Belsunce, où se trouve bon nombre de camarades IMO. Comme eux, j'ai échappé au Camp Sainte Marthe, le DIM de Marseille, le "Dépôt des Isolés Métropolitains" ...



L’après-midi, nous avons raccompagné un camarade qui partait à 19h (bateau Président de Cazalet) ; en attendant les cars, j’ai rencontré plusieurs camarades de Centrale. Le soir nous sommes allés au cinéma voir « Les 101 Dalmatiens ».

Lundi 16 avril (1962),

Nous allons à la Base de Transit pour avoir nos places sur le Djebel-Dira, qui va à Mers El-Kébir. Le car nous prendra à 16h devant l’Hôtel. Promenade à Marseille. Nous allons, LECONTE et moi, visiter Notre-Dame. Nous y montons par le funiculaire et descendons à pied. La veille, nous avions promené sur le Pharo et autour du Vieux-Port.

L’après-midi, nous nous promenons encore. Le temps est couvert et il pleut. Nous allons voir si notre bateau est arrivé. Nous ne le trouvons pas sur les quais habituels. On nous dit qu’il est réquisitionné, c’est-à-dire que nous ne serons que des militaires à bord, alors que dans les autres il y avait « quelques civils » !  La traversée est assez longue, paraît-il, sur ce vieux bateau. J’espère que tout se passera bien.
-
Sur mon petit agenda de 1962, j'ai simplement noté :
-
Dimanche 15 avril 1962 Départ Marseille – Hôtel
Lundi 16 avril 1962 7 H du soir : Djebel-Dira

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Re: De Monaco à Tamanrasset : La traversée vers Oran

Message  marcel le Mar 26 Avr - 18:31

Oran le mercredi 18 avril 1962
-
Je suis parti lundi soir (16 avril 1962) de Marseille à destination d'Oran, vers les 19h, sur le S/S Djebel-Dira, avec une cinquantaine de camarades. C'est un cargo-mixte affrété comme transport militaire. Il doit son nom au djebel Dira, un massif montagneux situé au Nord de Barika, à l'ouest de Batna.

Sur le Djebel-Dira, on attends l'annonce du départ au haut-parleur :
-

-
Vu depuis le pont du Djebel-Dira, le paquebot Lyautey, dans le port de Marseille, en avril 1962.
On distingue bien à gauche la grande cheminée marquée du sigle CNP.
Compagnie de Navigation Paquet, ou Compagnie Nicolas Paquet.

Le château d’If doublé, nous allons manger, puis vite nous allonger car le bateau commence à rouler sérieusement. Après une mauvaise nuit, nous trions nos affaires dans la cabine de 1ère classe. La mer ne s’est pas calmée et nous longeons les côtes : Baléares, puis le soir les côtes d’Espagne.
-
Le lendemain, mercredi 18 avril 1962, arrivée vers 7h à Mers El-Kébir (36 heures de voyage sur ce bateau qui n’a cessé de rouler…).

Les accords d'Evian ont été signés le 18 Mars 1962, un mois auparavant exactement. Mais malgré le cessez le feu, on entendait toujours des tirs dans les collines dominant le port.

Nous débarquons notre paquetage et partons en car par Oran, vers la Base de Transit où je suis actuellement. Nous avons traversé une partie d’Oran, qui paraît assez calme ; on aperçoit des barbelés, des sacs de sable autour des monuments ; les jardins publics servent de garage aux camions militaires ; des cars et autobus sont munis de grillages pour permettre l’ouverture des fenêtres.

Des militaires en arme un peu partout et des véhicules militaires sillonnent les rues assez animées. Il fait beau et quelques nuages tamisent le soleil de sorte qu’il fait frais dans les baraquements que nous occupons.

Après midi, sieste jusqu’à 4 heures où un car doit nous amener à la gare (consignée) prendre un train pour Colomb-Béchar où nous arriverons demain jeudi dans la soirée.

Plusieurs camarades allant à Saïda, ou à Colomb-Béchar, prendront le même train, jusqu’à Perrégaux (Mohammadia). De là, nous attendrons le train pour Colomb-Béchar.
-
Sur mon petit agenda de 1962, j'ai simplement noté :
-
Mardi 17 avril 1962 Départ 18 H ( ?) Djebel-Dira
Mercredi 18 avril 1962 Arrivée Mers-el-Kébir – Centre de Transit d’Eckmühl (Oran)
Départ de la Sénia - Coucher à Perregaux. Centre de Transit matériel.
-
Revoir : http://amis-pic-laperrine.forumpro.fr/t1224-essais-le-djebel-dira#26986
-
et : http://amis-pic-laperrine.forumpro.fr/t908-les-bateaux

*


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Re: De Monaco à Tamanrasset

Message  Ph. le Mar 26 Avr - 19:19

Une bien belle transcription de ta traversée de la Méditerranée..... Marcel  j'I love you beaucoup te lire !

Le mois et l'année,  le contexte du moment, le grade de l'Appelé, son "Arme" d'appartenance... modifient énormément la trame d'un itinéraire semblable ce qui entraîne en cascade un vécu et des ressentiments bien différents ... mais toutefois étrangement similaires !  Quelles aventures avons-nous connues, nous les jeunes gens des années soixante.....
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Re: De Monaco à Tamanrasset : D'Oran à Colomb-Béchar

Message  marcel le Mer 27 Avr - 15:06

Colomb-Béchar le vendredi 20 avril 1962
-
Suite des chapitres précédents (revus et corrigés) : au cas où mes deux lettres ne seraient pas arrivées.

Partis lundi (16 avril 1962) sur le S/S Djebel-Dira, nous sommes arrivés à Mers El-Kébir après 36 heures de roulis. Un car nous conduit à la Base de transit d’Ekmuhl, en contournant Oran. Nous y restons le temps de déjeuner, puis nous nous séparons. Nous étions environ quarante ; 25 d’entre nous partent pour Perrégaux  (Mohammadia), de la gare de La Sénia près d’Oran.

Nous y mangeons et allons occuper un hôtel en ville, car nous n’étions pas attendus à Perrégaux.

Le lendemain (mardi 17 avril 1962), nous quittons Oran et partons pour Colomb-Béchar, via Perrégaux, par l'INOX et "La RAFALE".

" L'INOX ", ce " train rapide ", mettait une journée pour relier Perrégaux à Colomb-Béchar, environ 650 km, alors que " La Rafale " effectuait le même parcours en 2 jours. Ce tortillard était appelé ainsi par dérision en référence au " Mistral" de la Métropole. Il avait deux wagons plates-formes chargés de sacs de sable accrochés à l'avant, en protection contre la possibilité d'une mine !

Quant à " l'INOX ", il n'avait de l'inox que le nom ! Ce train n'en contenait en effet pas un gramme : les voitures en bois étaient peintes avec du minium blanc ce qui de lui donnait cette apparence de l'inox.

La "RAFALE" rejoignait Perrégaux à Aïn-Sefra, environ 400 km, en 14 heures, puis " L'INOX " parcourrait les derniers 250 km, en 8 heures, jusqu'à sa destination finale, Colomb-Béchar.

Tout le ciment qui a servi à construire les pas de tir d'Hammaguir ou le socle de la base atomique de Reggan est passé par cet itinéraire.

Le train part avec une demi-heure de retard. Il est à quai depuis très longtemps mais toutes les portes sont fermées, ce qui ne facilite pas le chargement des cantines, des valises et des sacs marins. Des gosses nous « aident », vendent des oranges et cirent nos chaussures ! Ils nous avaient déjà accueillis la veille au soir.



A 8h30 nous partons. Je suis dans un petit compartiment de 1ère avec 3 collègues. Le ciel est couvert et il fait bon. La campagne est verte ; des cigognes sont perchées dans les arbres près de leurs nids ou dans les champs. On voit de plus en plus de musulmans en costume local.

A 10h. on nous attelle une deuxième loco Diesel pour franchir un col. Il pleut. On est à Tizi, près de Mascara.



A 11h45, arrivée à Saïda. Pendant que nous mangeons dans le wagon-restaurant, coude à coude le long du comptoir et debout, plusieurs camarades descendent et nous disent au revoir.









A 13h15 Le Kreider. Le soleil fait briller un chott. Je prends des photos du train, ce qui est très risqué. A 14h30, Mecheria et les montagnes du Djebel Antar. La végétation est de plus en plus réduite.

A 15, nous arrivons en vue du barrage marocain (frontière ?), barbelés et grillages étectrifiés de part et d’autre de la route et du chemin de fer à voie étroite unique.



A 16h. nous atteignons Aïn Sefra où quelques autres descendent. Je laisse un message pour un collègue ! L’arrêt est plus long, cette fois : 25 minutes.

A 17h30 on atteint le poste de légionnaires de Moghrar Foukani et sa palmeraie. Encore une photo (hum !).



A 18h., encore un poste de légionnaires : Djenien Bourezg. Il fait toujours nuageux. J’ai aperçu un chameau, des vautours. On nous a accroché à l’avant du train le wagon plat de pare-mine.

A 19h. un camarade descend à Beni Ounif qui nous apparaît comme la plus riante halte depuis le départ, à moins que l’immense palmeraie que l’on aperçoit appartienne au Maroc ?

Vers 20h. la nuit tombe, un vent de sable s’est levé avec quelques éclairs. On contrôle nos permissions dans le train.

Nous sommes encore une dizaine : 3 affectés à Colomb-Béchar au CIES, les 3 de Reggane et les artilleurs coloniaux qui devaient aller sur le barrage à Hassi el Aouari.

A 20h45, un dernier poste : Ben Zireg et à 21h45, on distingue dans la nuit une immense palmeraie et le reflet de la lune dans l’eau. Au loin brillent les lumières de Colomb-Béchar bientôt atteint.  Nous descendons nos affaires et, à 4 sur une jeep, nous sommes conduits au CIES, où nous sommes logés dans des barraques en tole, très confortables (doubles parois).

Il ne nous reste plus qu’à trouver une place dans un avion. Nous avons fait la moitié du chemin depuis Oran, et tout cela par nos propres moyens !

A 7h. le matin, il fait frais dans la chambre. Je n’avais qu’une couverture mais il n’a pas fait froid.

Gardez ma lettre, car j’efface tout de mon carnet...
*
Tiens, déjà le secret ?
-
Sur mon petit Agenda de 1962, j'ai écrit :
-
Jeudi 19 avril 1962 Train Perregaux – Colomb-Béchar
Vendredi 20 avril 1962 Colomb-Béchar – Ville – Nuage - CIEES – Escale
Repas - Pluie – Vent de sable - Nuages

*

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Re: De Monaco à Tamanrasset : Le CIEES de Colomb-Béchar

Message  marcel le Ven 29 Avr - 10:55

Colomb-Béchar le samedi 21 avril 1962
-
J'arrive à Colomb Béchar le jeudi 19 Avril 1962. Personne ne m'attendait ! Je suis hébergé au Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux, le CIEES, avec mes camarades.
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Vendredi matin (20 Avril 1962), après le petit-déjeuner pris au Mess des Officiers, nous avons trouvé une 2CV qui nous a conduits (et ramenés) à la Base aérienne : l’Escale. On nous a donné les horaires d’avion et nous sommes allés nous inscrire en ville au centre du ZOS (Zone Ouest du Sahara) pour mardi 24 avril 1962. Un avion décollera à midi pour Reggane et nous le prendrons si il reste de la place (un Nord-Atlas 2501).
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En attendant, nous visitons le pays, la ville européenne d’abord. Il fait frais et il y a toujours du vent qui empêche de prendre des photos. Vers 2 heures de l’après-mi même, il pleut et les nuages restent jusqu’au soir.

Les sous-lieutenant Leconte et Zante dans la palmeraie



Samedi (21 avril 1962) le vent souffle moins fort et les nuages ont disparu. Nous nous sommes mis en civil ; nous avions quitté la veille la tenue jaspée pour le pantalon clair et la chemise. Nous allons voir la ville indigène et la palmeraie. Un petit barrage retient l’eau de l’oued, mais en beaucoup d’endroits, les palmiers surgissent du sable qui ne semble même pas humide. Cependant, la forme de la route qui traverse l’oued laisse à penser qu’en cas d’orage, elle sert surtout de déversoir et qu’il ne doit pas être facile de passer le gué.



A la sortie de la ville vers Adrar, deux grandes écoles modernes, mais de style arabe, constrastent avec l’école coranique, petit enclos de palmes où les gosses copient et récitent les versets du Coran.
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Dans la ville, on voit des postes militaires de toutes les armes. Les rues sont sillonnées de jeeps et camions peints en jaune paille, qui remplace la couleur kaki traditionnelle. Sur la place de l’Eglise, où se trouvent aussi le Centre d’accueil et le magnifique Mess des Officiers, des 2CV s’alignent, à côté de voitures de différentes marques.

Le Sous-Lieutenant Zante devant Notre Dame du Sahara



Les indigènes ont quelques voitures en mauvais état, souvent poussées au démarrage par quelques nègres. Ils préfèrent le vélo ou l’âne. Je n’ai encore vu que deux chameaux, mais aussi des gazelles dans un enclos du ZOS. Pourtant ce bâtiment est situé près de l’immense « Place des Chameaux », qui ne semble pas très animée pour l’instant. Tout autour, des arcades donnent un peu d’ombre.  

La  place des chameaux à Colomb-Béchar : Photo de J.J.O.
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En ville, les arbres ont été taillés récemment ; ce sont des tamaris et les rues n’ont pas d’ombre. Dans les jardins, les tamaris se sont développés et couvrent une grande surface. On ne voit pas de plantes grasses, aloès ou palettes, qui étaient très nombreuses plus au Nord. Par contre, les roses des sables se trouvent plus au Sud ; dans ma chambre, il y en a une magnifique qui vient d’Adrar. A Reggane, on trouve du bois fossile, paraît-il.

Dimanche 22 avril 1962 – Pâques.

Cette fois c’est au souk que nous rendons visite : marchandises locales, et marchandage aussi. Quelques cuivres pas beaux, des colliers de perles, des gargoulettes et des lézards des sables empaillés à côté de roses des sables. Il commence à faire chaud et nous allons à la piscine-officiers, à côté des tennis.
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En ville, il y a plusieurs autres piscines, plus grandes et plus profondes avec plongeoirs. J’ai trouvé l’eau assez fraîche et j’ai essayé de ne pas attraper de coup de soleil.
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L’après-midi, photos de la palmeraie, avec reflet dans l’eau maintenant calme. Des grenouilles et quelques chiens ; des moutons et des chèvres ; sur les bords de l’oued, des cultures dans des petits jardins.
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Je repars vers l'aérodrome de Colomb-Béchar. Nous longeons encore un moment un tronçon de la barrière électrifiée érigée à la frontière avec le Maroc.
-
Sur mon petit agenda de 1962, j'ai simplement noté :
Samedi 21 avril 1962 Palmeraie – Vent – Soleil - Ville indigène

*


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Re: De Monaco à Tamanrasset

Message  Ph. le Ven 29 Avr - 12:58

Marcel comme tu as eu raison d'être reçu en fin du peloton E.O.R.

...? tu me donnes des regrets.... Sad Sad Sad
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Re: De Monaco à Tamanrasset : PMS et IMO

Message  marcel le Ven 29 Avr - 19:07

Pour terminer mes études, j'avais obtenu un sursis. Suite à la loi du 31 mars 1928, l'instruction militaire était obligatoire (IMO) pour les élèves des grandes écoles, pour moi, l'École Centrale de Paris, pendant les trois ans de la scolarité. En contre partie,  cela m'a permis, suite à un stage et un examen dans le camp de Mourmelon, d’être nommé sous-lieutenant dès l'incorporation.

Les six premiers mois se sont passés à Nîmes dans l'École de Spécialisation de l'Artillerie Anti-Aérienne, l'ESAA, d'octobre 1960 à mars 1961. C'est là que j'ai eu ma vraie formation de sous-lieutenant, avec manoeuvres dans le Camp des Garrigues et tir au Canon abti-aérien  de 90 au Grau-du Roi, mais très loin de ce que j'allais faire en Algérie...
-
Je suis en train de rassembler les documents que j'avais scannés pour les mettre en ligne. Je n'ai fait que 18 mois de Service Militaire, mais s'y ajoutent les 3 ans de formation et les périodes et stages d'application.

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Re: De Monaco à Tamanrasset : Le CSEM de Reggan

Message  marcel le Ven 29 Avr - 19:30

Reggane, le mardi 24 avril 1962

Lundi (23 Avril 1962), il nous a fallu déménager à Colomb-Béchar. Nous étions logés provisoirement au CIES (Centre Interarmes d’Essais d’engins Spéciaux), mais l’arrivée de personnel nous a obligé de quitter les lieux. Nous avons trouvé à nous loger à la Base militaire, pour la nuit du lundi au mardi. Entretemps, nous nous sommes fait confirmer l’horaire de l’avion.

Le mardi 24 Avril 1962, je rejoins par avion, un DC3 (C47 Dakota), le 620ème GAS à Reggan, au CESM, le Centre Saharien d'Expérimentations Militaires.

Réception par un Capitaine. Tout le monde est sur les dents, car le Général Aileret et sa femme font une visite d'adieu à la base, Reggan plateau.

Découverte de la chambre, avec une vue magnifique, dominant le Tanezrouft. Reggane Ville est à 10 km. Incertitude sur le fait de rester à ou non.

J'ai droit au bizutage traditionnel des "bleus", le "dépistage saharien", qui consiste à "balayer le désert"  en utilisant des grandes palmes en guise de balai pour effacer toute trace de l'Armée française", en Algérie, conformément aux Accords d'Évian signés le 18 mars 1962...

Et là, on m'annonce que je dois repartir pour une base située à 700 km de là dans le Hoggar. Bon : c'est le bizutage qui continue...

En réalité, j'ai été affecté à la BMDD, la Batterie Mobile de Détection et Décontamination du 620ème GAS qui est détachée à In Amguel où j'arrive ensuite par avion, cette fois un Nord-Atlas 2501, le jeudi 26 Avril 1962, et je rejoins la Section de Détection dirigée par le Capitaine Clavert et le Chef Michelle. Je découvre le PC de la BMDD, et mon nouveau logis, une Carmétal.
-
Dans mon agenda  de 1962, j'ai écrit :
-
Lundi 23 avril 1962 Confirmation place avion
Mardi 24 avril 1962 Avion 10H30 DC3 2H30 Nuages à 3000 m.
Reggan - Hamoudia
Mercredi 25 avril 1962 Reggan

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Re: De Monaco à Tamanrasset : de Reggan à In Amguel

Message  marcel le Sam 30 Avr - 18:12

In Amguel, vendredi 27 avril 1962
-
Arrivé mardi (24 Avril 1962), à Reggane, me voici depuis hier 600 km plus au sud-est ! Mardi après-midi, nous avons été accueillis à Hamoudia, dont on avait parlé dans les journaux au moment des explosions atomiques au Sahara. Le général AILLERET venait de visiter la fameuse tâche noire, dernier vestige de « Gerboise ». Nous avons passé la nuit là-bas, à la « Porte du champ de tir » ! Nous sommes rentrés au matin à Reggane : 50 km de route assez bonne avec le désert de part et d’autre.
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Mercredi (25), nous sommes reçus par le Commandant du 620 GAS qui nous fixe nos affectations : un collègue reste à Hammoudia et un autre et moi sommes envoyés plus au Sud. Nous touchons un complément de paquetage : short, chemises à manches courtes, chèche, chaussures et chapeau de brousse, nails. La soirée se passe à préparer nos paquetages. Je laisse des affaires à Reggane, où nous retournerons bientôt. Je n’ai pas eu le temps de visiter le pays !
-
Hier jeudi (26), un Nord-Atlas 2501 nous amène à In Amguel. Le temps magnifique et l’absence de vent nous a permis un excellent voyage. Seul le bruit des moteurs était génant et les contorsions qu’il fallait faire pour regarder à travers les hublots, car nous étions adossés aux parois ; mais le spectacle cette fois valait la peine : d’abord le soleil très bas accentuait le relief du désert, à 7 heures du matin, mais, en plus, très vite, des montagnes sont apparues, d’abord petites, basses et isolées, puis plus denses avec toujours à leur pied le sable jaune, mais parfois ocre et presque aussi rouge que la terre des tennis en certains points. De place en place, des touffes d’herbe à chameau nettement visibles, et une différence de teinte, laissent apparaître le cheminement des oueds et de leurs affluents. J’aperçois même un véritable fleuve, fossile sans doute !
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Après deux heures de voyage, nous nous posons à In Amguel, près d’In Eker, au nord de Tamanrasset, dans un paysage de montagnes bien différent de l’horizon rectiligne de Reggane. Cependant, bien que nous soyons en altitude, à 1000 mètres, c’est toujours le désert. La végétation est, il est vrai, existante. Il y a des arbres (tamaris), des touffes d’herbe à chameau (graminées).
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Il faudra que j’apprenne à conduire sur piste, avec les 4 roues motrices et avec le réducteur en cas de difficulté. Ma jeep est un peu vieille et j’essayerai d’en avoir une meilleure, si je veux visiter la région pendant mon séjour ici.
-
Je vais sans doute faire connaissance avec les PLO, la Population Laborieuse des Oasis, vêtue du même costume traditionnel que les sahariens de Reggane, les PLBT ou Populations Laborieuses du Bas Touat, utilisées pour des travaux de terrassement ou autre.
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Hier soir, j’ai été surpris d’entendre un grillon, en allant me coucher. On voyait très bien les étoiles, la Polaire beaucoup plus basse sur l’horizon qu’en France.

Ce matin vendredi (27 Avril 1962), le temps était encore radieux et les montagnes violettes se découpaient en sombre sur le ciel bleu et semblaient très proches. On distinguait très bien l’Assekrem, à une centaine de kilomètres. Peut-être irai-je un jour ?
-
J’ai un nouveau secteur postal et mon adresse est :
F. M.
Sous-lieutenant COUCHOT Marcel
SP 89.547
A.F.N
-
Pour l’instant je n’ai besoin de rien. Pour la chaleur on nous distribue des cachets de sel, sans doute vitaminés (!), à prendre par 6 ou par 8 par jour lorsqu’il fait très chaud. Ce sera la bonne dose pour Reggane cet été ! Ici, il fait bon, très frais le soir.
-
Sur mon Agenda de 1962, on peut lire :
-
Jeudi 26 avril 1962 SP89547 – Capitaine Clavert – Commandant en premier
Lieutenant Berger – Commandant en second
Nord 2501- In Amguel - In Eker –
Marcel Couchot : 1 section
Vendredi 27 avril 1962 Jeep – Exercice transmission
Samedi 28 avril 1962 Exercice – Changé moteur Jeep


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Re: De Monaco à Tamanrasset : In Amguel - 1er mai 1962, feu

Message  marcel le Dim 1 Mai - 10:17

In Eker – In Amguel, le jeudi 3 mai 1962
Dimanche (29 avril), j’ai su par hasard que deux véhicules se rendaient à In Amguel, pour une visite touristique. Nous sommes partis par la piste, dans la jeep de LECONTE (la mienne est immobilisée pour échange moteur) et nous avons suivi.
La piste est bien marquée mais présente l’inconvénient d’être en « tôle ondulée », ondulations de sable durci qui obligent à rouler à vive allure si on ne veut pas démolir le véhicule. LECONTE a pas mal d’expérience car il a parcouru la Yougoslavie et la Grèce cet été sur des routes semblables.
Le paysage est toujours le même : petites collines noires ou brunes (granit) et sable jaune ; mais soudain on aperçoit un espace vert : ce sont les roseaux d’In Amguel. Après un tournant, on aperçoit le village lui-même, construit en partie en roseaux séchés, partie en terre rougeâtre. Quelques arbres : palmiers et tamaris, des chèvres et quelques chameaux qu’on aperçoit de loin, mais surtout des gosses qui s’approchent en demandant de l’argent si on veut des photographies. La plupart ont les cheveux drôlement taillés avec des touffes sur le crane placées de façon dissymétrique. Un vieil arabe tient une sorte de boutique où on trouve un peu de tout, lampes électriques ou oeufs d’autruche (pour 10 NF ; je ne sais pas ce que des autruches font là ?)
Au retour, 1 km avant le camp, la jeep de LECONTE s’arrête : l’essence surchauffée se vaporise avant d’arriver dans le carburateur et le mélange ne se fait pas. Avec un chiffon mouillé on refroidit la pompe à essence et on attend. Tous les véhicules font cela au Sahara. Le dodge qui nous précédait revient et nous tire jusque devant chez nous, où le moteur refroidi se remet à fonctionner normalement.
-
Lundi (30 avril 1962), il fait très chaud et je me bourre de cachets de sel. Par contre la nuit est fraîche et je m’enrhume.
-
Mardi (1er mai 1962), le ciel est nuageux. J’effectue deux missions, l’une le matin, l’autre le soir. Il faut que je me mette au courant de tout. J’essaie d’apprendre le nom de mes hommes. J’arrive à reconnaître les gradés, trois maréchaux des logis et trois brigadiers. En plus, je connais mon chauffeur et un sous-officier des transmissions (cela me fait penser qu’il faut que j’écrive à Francis).

Mercredi (2 mai 1962), je ne sors pas sur le terrain, mais y envoie plusieurs fois du personnel ; aujourd’hui aussi je reste au PC de Batterie et me contente d’enregistrer les ordres ou appels téléphoniques !
Avec LECONTE, nous avons monté une antenne sur le toit. Comme nous étions en maillot de bain, nous avons pris un bon coup de soleil ; cependant je n’ai pas pelé ! Une chance. L’antenne marche fort bien et j’entends Monte-Carlo et COUSTEAU qui raconte de belles bêtises sur les poulpes ! Attraper un poulpe de 50 kg à la main me paraît un peu curieux ! Si tu as entendu l’émission, cela doit t’amuser.
-
Sur mon Agenda, j'ai seulement écrit :
-
Dimanche 29 avril 1962 Ecrire Francis - In Amguel
Lundi 30 avril 1962 Repas – Téléphone
Mardi 1 mai 1962 : Fête du travail – Béryl J0 H0 10H00 - Mission Matin – Mission soir
Mercredi 2 mai 1962 : Grillons – Missions diverses du personnel…
Jeudi 3 mai 1962 Missions diverses du personnel…
Vendredi 4 mai 1962 Téléphone (récupération)
Samedi 5 mai 1962 Opération chameau – Hélico - Interprète
Dimanche 6 mai 1962 Mission – Traces chameau - Gravures
*
Cette lettre est tout ce qui est de plus "anodine" et vaut son pesant de zébulons !
Pensez donc que j'ai osé y écrire que le 1er mai 1962, "le ciel est nuageux".
J'ai simplement omis d'ajouter que le nuage était "atomique" et radioactif !
Et mon courrier est passé "comme une lettre à la poste"...
-
Rendez-vous compte que j'ai quitté Monaco le 17 avril 1962 et que je suis arrivé à In Amguel le 26 avril.
Et que j'ai tout de suite été mis "dans le bain", 5 jours après , le 1er mai 1962, avec gants, bottes, combinaison étanche (!) et masque antipoussière.
Et que les missions baptisées pudiquement "Mission diverses du personnel" consistaient à aller compter les zébulons en terrain fortement  contaminé...
-
Ma mémoire me fait défaut, impossible de me souvenir si le radiomètre "crépitait" sous les radiations.
Mais ce dont je suis certain, c'est que j'avais l'oeil rivé sur l'aiguille et la limite à ne pas dépasser.
Et qu'ensuite, on passait à la douche froide avec savonnage et brossage énergique à la "station" de décontamination.

*


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Re: De Monaco à Tamanrasset

Message  Ph. le Dim 1 Mai - 12:04

marcel a écrit:Rendez-vous compte que j'ai quitté Monaco le 17 avril 1962 et que je suis arrivé à In Amguel le 26 avril.
Et que j'ai tout de suite été mis "dans le bain", 5 jours après , le 1er mai 1962, avec gants, bottes, combinaison étanche (!) et masque antipoussière.
Et que les missions baptisées pudiquement "Mission diverses du personnel" consistaient à aller compter les zébulons en terrain fortement contaminé..
*

Personnellement ça me parle bougrement..... et cet épisode de ton séjour me rappelle un étrange passage de mon aventure saharienne

Après une nuit assez mouvementée au camp de Sainte parthe une traversée de la Méditerranée chaotique due à une très forte dépression d'hiver sur le golfe du Lion dans le nuit du 31 /12/1961 et 01/01/1962  puis un périple encore chaotique de quatre jours et quatre nuits passés dans un wagon à bestiaux de la fameuse et inoubliable "La Rafale", puis une semaine exécrable sous une tente dans un camp de transit...

..., j'ai, parce que je me suis porté volontaire, ce trait de caractère est profondément inscrit dans mes gènes,  été mis dans le bain de la guerre d'Algérie sur le Djebel Béchar lors d'une infernale nuit où les fusées éclairantes, les tirs de mortier et le sifflement des projectiles me glaçaient les os et me faisait transpirer comme jamais de ma vie cela ne s'est reproduit.....

Bien sur durant les quatre mois de classes E.O.R à Toulon et sur les pentes enneigées et glacées du Mont Ventoux, je m'étais "senti" aguerri voire indestructible... mais les classes et leur pénibilité excessive  n'avaient rien à voir avec la mise en condition réelle de ""la Vie de soldat " !

Marcel Il me semble ressentir, ( par effet d’homothétie), la fébrilité qui pouvait être la tienne, lorsque tu observais la petite aiguille du cadran et que tu écoutais les crépitements de ton appareil de mesure....

1962 aura été, à des titres différents, et pour des situations différentes, une année qui nous aura profondément marqué pour le reste de ce qui nous a été (et nous est) donné de vivre.....
.., mais et je ne m'explique absolument pas pourquoi.... j'aime me rappeler cette épisode de ma jeunesse et je n'ai jamais eu l'impression que j'y avais perdu des mois de vie.................   Question

Marcel,  continue de nous faire voyager avec toi... Thanks !
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Re: De Monaco à Tamanrasset : Opération "chameau"

Message  marcel le Jeu 5 Mai - 12:09

J'ai écrit, dans mon petit  agenda de 1962, 4 jours après le tir Béryl :
-
Samedi 5 (mai 1962) Opération chameau
Hélico Interprète


Ordre de mission (détection) du 620 ème GAS :
Le Lt Cel PAYEN, chef de la SECRADEX
Mission accordée parc (?) SECRADEX

On voit le nom de l'interprète et des accompagnateurs et le lieu :" Oued Adenek".
-
On était parti avec deux 4x4 intercepter un chamelier qui se dirigeait droit vers la montagne.
Je pense que c'était un hélico qui l'avait repéré.
On était tous affublé de la tenue blanche et du masque à gaz.
Quand on s'est approché, le chamelier a sorti son poignard recourbé.
L'interprète a aussitôt enlevé son masque (à gag...) et a commencé à palabrer...
Je rends homage à son courage : c'était pas de tout repos, ces missions de détection !
-

-
Impossible de retrouver qui a fait cette photo, et où est quand.
On la retrouve en plusieurs tailles sur Internet et en plusieurs endroits
Pourtant, il  y a 99 chances sur 100 pour que ce soit moi qui soit sur cette photo...
Je me souviens tout particulièrement d'une boucle en bas sur le cable du détecteur.
-

-
Et cette boucle, je l'avais vue "par en dessus", et non par le coté !
*
Revoir : http://amis-pic-laperrine.forumpro.fr/t374p225-le-desert#24717
-
A noter que le 4 mai, nous sommes allés récupérer le téléphone de campagne abandonné sur place le 1er mai...

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Re: De Monaco à Tamanrasset : Lettre du 8 mai 1962

Message  marcel le Dim 8 Mai - 17:53

In Eker – In Amguel, le Mardi 8 mai 1962
-
"J’ai reçu jusqu’à ce jour 3 lettre de vous, une du 24 (avril 1962), une du 28 (avril 1962) et une du 2 (mai 1962). Elles ont mis 5 ou 7 jours pour venir. Je ne sais combien les miennes mettent de temps. Aussi je vais numéroter arbitrairement cette lettre (N°4) et essayer de voir les délais.
-
Samedi (5 mai 1962), j’ai participé à une mission inattendue : avec un interprète, j’ai conduit un groupe vers une caravane  (ne l’ai-je pas déjà écrit ? Je ne me rappelle pas de ma précédente lettre !) Avec nos deux véhicules, nous avons quitté la piste pour emprunter un oued et, guidés par un hélicoptère, nous nous sommes dirigés vers trois chameaux et des touaregs (?). Ils étaient à la recherche du propriétaire d’un des chameaux. Le chèche bleu sur le nez, ils nous regardaient venir avec crainte et l’interprète a dû les rassurer.
'
Le lendemain, dimanche (6 mai 1962), une nouvelle mission m’a conduit près d’une montagne où l’on trouve des inscriptions anciennes. Je n’ai pas pu m’y arrêter, mais j’espère bien y retourner. J’ai aperçu de nombreuses traces de chameaux sur le sable bordant la piste. En l’air des rapaces volaient lourdement et, à cent mètres environ de la route, nous avons vu s’enfuir une gazelle. Il y en a toujours, malgré l’animation que nous faisons régner dans la région, avec nos missions : travail les dimanches et le 1er mai, tu as dû t’en apercevoir, mais c’est intéressant."
*
Dans cette lettre, je mentionne notre "mission chameau", mais, évidemment, sans parler de mission de détection, de dosimètre, de bottes, de gants et de tenue blanche et masque antipoussière...

Affublé de la sortes, on comprends que le touareg nous ai pris pour des extra-terrestres, ou tout au moins de "djenouns" et dégainé son poignard à notre approche !
-
Quant au "travail du dimanche", et en plus du "1er mai",  j'ai juste omis de mentionner que cela consistait à recevoir une bombe sur la tête, et qu'en plus, elle était française, et qu'en plus, elle était "atomique" !
*
Sur mon petit Agenda de 1962, je peux lire :
-
Dimanche 6 mai 1962 Mission – Traces chameau - Gravures
Mardi 8 mai 1962 Mission – Gazelle - Lettre N° 4
Vendredi 11 mai 1962 Mission – Tout terrain
Samedi 12 mai 1962 Essai piste – Jeep moteur neuf – Tinefek
Dimanche 13 mai 1962 Sortie massif – Escalade - Géologie – Archéologie – Isek n’Toufreq
-
On doit rappeler que le 8 mai est l'anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale avec la victoire des alliés sur l'Allemagne et le Japon, aidés par le largage de deux petites bombinettes, une à l'uranium 235, Little Boy, à Hiroshima, le 6 août 1945, l'autre au plutonium, Fat Man, à Nagasaki, le 9 août 1945...
-
Et c'est aussi l'anniversaire du premier essai pollen, le 8 mai 1964, encore "incolore", mais pas inodore et sans saveur...
-
A suivre.

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Marcel Couchot : 15-06-1938. ESAA Nîmes. Rejoint le 620è GAS à In-Amguel dans le Hoggar le 24/04/1962 comme Sous-Lieutenant. Affecté à la BMDD, participe à l'expérience BERYL à In Eker du 01/05/1962. Resté sur le site jusqu'en Avril 1963.
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marcel
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Re: De Monaco à Tamanrasset

Message  Michel le Lun 9 Mai - 9:06

marcel a écrit:In Eker – In Amguel, le Mardi 8 mai 1962


Et c'est aussi l'anniversaire du premier essai pollen, le 8 mai 1964, encore "incolore", mais pas inodore et sans saveur...

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C'est peut être aussi pour cela, qu'il y avait des produits inflammables à la sortie de la galerie au moment des tirs, ce n’était pas fortuit pour suivre le nuage radioactif
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Michel

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Re: De Monaco à Tamanrasset

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