Et si on se racontait nos régions ?

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Et si on se racontait nos régions ?

Message  Jean-Marie le Ven 25 Aoû - 17:24

Et si on se racontait nos régions ?
Nous connaissons tous plein d’histoires concernant nos régions et j’ai pensé que nous aurions là matière à partager nos savoirs en entamant une nouvelle rubrique que je vais démarrer en vous racontant tout ce que je sais sur la tour de Saussy.


Je vous parlais dans la rubrique « Bonjour » de la tour « élévatrice d’eau » de Saussy dont la construction actuelle remonte à l’époque de Gustave Eiffel et qui avait été précédée par une tentative non réussie au début du 18e siècle de faire monter l’eau d’une source située en contrebas au mépris des lois de la physique.

Au 19e siècle, l’eau courante était enfin disponible sur le territoire de la commune de Saussy mais il n’y avait pas de réservoir permettant de la distribuer sous pression.
Un industriel et chimiste lyonnais, Paul Bredin, né à Lyon en 1834 et mort à Saussy en 1898 et qui avait fait fortune dans la fabrication de produits pour la teinture voulut, en 1875, bâtir en bordure des bois de Saussy un somptueux rendez-vous de chasse, le château de Charmes.
Bredin souhaitait alimenter en eau cette demeure, et la commune concédait à Bredin le droit de faire passer les conduites d’eau sur les terrains communaux, s’il s’engageait à établir deux bornes-fontaines dans le village.
Tous les travaux devaient être exécutés avant la fin de 1877.
La tour fut construite et elle fut reliée au réservoir communal par un arc-boutant contenant une conduite d’eau. Tout ce dispositif est encore en place, à ceci près que le système d’éolienne qui couronnait la tour est privé depuis de longues années de la grande roue qui le complétait.

Photo vers 1900.

Et aujourd'hui :

L’eau de la source, stockée dans un réservoir, descendait en un filet qui entraînait la roue à aubes et allait se verser dans une citerne sous 1'appentis à côté de la roue. Celle-ci actionnait une pompe à piston, placée dans l’appentis, qui refoulait l’eau jusqu’à la base de la tour, où une pompe mue par l’éolienne la reprenait.



Le sommet de la tour étant situé à 585 m et le château de Charmes à 562 m, ce procédé ingénieux, ancêtre des modernes châteaux d’eau, permit effectivement à Bredin d’avoir l’eau courante dans sa demeure.

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Edouard le Ven 25 Aoû - 19:24

Excellente idée. A mon retour, je vous parlerai des Yvelines.... ou de la Lorraine....

Vous situez? Michel doit certainement connaître! Il est surprenant car en plein centre du village (entre la mairie et le cinéma)

Et celui-ci? Jean-Pierre, dis-nous tout!
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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Alain le Sam 26 Aoû - 8:36

En effet, c'est une bonne idée.
Pour ma part... Jura, Provence, et la région que je connais le moins, mais que je découvre plutôt d'en haut, le littoral charentais.
Pour commencer, le jour ou je me suis pris pour Yann Arthus Bertrand, La Seudre et ses claires.
Du sol, c'est sans intérêt, voire invisible...



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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Michel le Sam 26 Aoû - 11:31

Oui JM c'est une bonne idées a commencer par celle-ci la maison des septs têtes ancien relais postale du temps des diligences, vous allez sur Villeneuve sur yonne Sens et vous ne serez pas déçue


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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Jean-Marie le Sam 26 Aoû - 12:16

Et bin dis donc, en fouillant dans mes vieilles photos j'ai retrouvé une photo de la visite des Amis du Pic Laperrine à Marsannay la Côte en 1903, photo prise juste après les vendanges.
Regardez bien, on est tous là ! cheers


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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Alain le Sam 26 Aoû - 12:29

Ils irradient, les garçons !

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Jean-Marie le Sam 26 Aoû - 17:33

Puisque les Amis du Pic Laperrine sont venus prêter main-forte pour les vendanges de 1903 à Marsannay La Côte, je vous dois bien une petite histoire du vignoble de la commune qui est le premier village viticole de la Côte de Nuits, au sud de Dijon.


Les coteaux de Marsannay La Côte sont plantés de vignes depuis au moins le VIIe siècle.
Du nord au sud, les vignes s’étendent sur les meilleures parties du coteau et du piémont (entre 255 et 390 mètres d’altitude), avec des expositions allant du plein levant au midi. Le tout sur des sols d’une grande diversité datant du jurassique moyen : grèses litées, calcaires à Entroques, marnes à Oestra acuminata, ancien lit de l’Ouche ou cailloutis alluvial.
Superficie en production :
1 hectare (ha) = 10 000 m2 = 24 ouvrées
(En Bourgogne, une ouvrée correspond à 4,28 ares, c'est la surface qu'un ouvrier pouvait travailler en une journée)
Rouges : 171,26 ha
Blancs : 36,51 ha
Rosés : 31,50 ha


L’abbaye de Bèze, l’évêché d’Autun, les ducs de Bourgogne et bien d’autres possédèrent des vignes sur ce finage.

Du VIIe siècle au milieu du XIXe siècle c’est le cépage pinot noir qui garnissait la majorité des plantations, environ 10 % des vignes étaient plantées en Gamay pour la consommation des vignerons.
À cette époque, déjà, les temps sont durs et les vins les plus fins se vendent mal alors que la demande en vins de table s’accroît avec l’augmentation de la population de Dijon.
Les vignerons se tournent alors vers le Gamay et s’enrichissent au point de raser en 1830 la très belle église romane du village pour la remplacer par un édifice plus à la mode et beaucoup trop vaste pour la population du bourg.
Cette euphorie économique ne devait pas durer, car, en 1885, le phylloxera atteignait le vignoble bourguignon. Tout d’abord traité par du sulfure de carbone le vignoble dû progressivement être reconstitué à partir de cépages Gamay greffés.

Quand les Amis du Pic Laperrine sont arrivés pour les vendanges de 1903, l’organisation des plantations avait bien changé, les échalas qui supportaient les sarments avaient été remplacés par des piquets de bois encore en service de nos jours.
C’est l’origine des vignes plantées à environ un mètre d’écartement et des rangées bien alignées.
L’ancienne pratique du marcottage qui consistait à coucher un sarment à terre et à en relever à l’air libre l’extrémité de la tige donnait des plantations plus irrégulières et d’une densité double de celle d’aujourd’hui.

Il a fallu attendre 1922 pour qu’on remplace l’attachage avec la paille de seigle par le système de palissade à double fil mobile ce qui a permis de planter les vignes nouvelles bien droites et de labourer avec des charrues tirées par des chevaux et permettre de réduire les besoins en main d’œuvre.
C’est le moment du retour au cépage noble du pinot avec l’arrachage des plants de Gamay et la mise au point d’une méthode de vinification du pinot pour produire le Rosé de Marsannay, unique en Bourgogne, et la reconnaissance en 1934 de l’appellation AOC « Côte de Nuits ».

Marsannay est la seule appellation Village pouvant s’exprimer sous les trois couleurs (rouge, rosé et blanc), sa typicité est celle des Côtes de Nuits, d’un style proche des appellations voisines Fixin et Gevrey-Chambertin.
Les Marsannay rouges sont de couleur intense, au bouquet délié de fruits rouges (griotte, fraise) et noirs (cassis, myrtille). L’attaque en bouche, puissante et généreuse s’harmonise sur une finale grasse et de bonne longueur.
Les blancs exploitent toute la gamme des agrumes et des fleurs blanches (aubépine, acacia). La bouche, souvent ample et ronde, s’ouvre sur de belles trames minérales, tout en longueur. Les rouges et les blancs peuvent se boire délicieusement dans leur jeunesse, mais révéleront toute la typicité de leur terroir avec le temps.
Quant aux Marsannay rosés, leur tendresse et leur fruité expriment la pêche de vigne, la groseille, avec cette bouche pleine, fraîche et gourmande, si caractéristique.


Vins rouges et rosés, cépage Pinot Noir.
Vins blancs, cépages Chardonnay et Pinot Blanc.


Ah j'oubliais de vous dire, par temps clair et même sans jumelles on voit très bien le Mont Blanc depuis les vignes de Marsannay La Côte !
À suivre.

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Alain le Dim 27 Aoû - 11:05

Pour tenir le rosé au frais, on a quelquefois besoin de glace.
En Provence, comme chacun le sait, i fait toujours beau... quoi que !

Juste à côté de Méounes, à Mazaugues ou j'habitais, il reste des glacières, qui pourraient toujours fonctionner...

La glacière de Pivaut se trouve non loin de la petite route D95 qui relie le village de Mazaugues au massif de la Sainte Baume et au Plan d'Aups. 7 km après avoir passé Mazaugues, on trouve des aires de stationnement en bordure de route. Le départ du chemin conduisant à la glacière est indiqué par des panneaux touristiques.On atteint celle-ci en deux courtes minutes.
Qu'est-ce donc ?

L'usage et le commerce de la glace ont toujours existé dans le bassin méditerranée. Dans notre Provence, c'est à partir de la Renaissance que cette activité s'est fortement développée. Rapidement, elle fut contrôlée par les pouvoirs publics car la glace était utilisée de multiples façons : pour la conservation du poisson frais, des aliments, dans les hôpitaux, pour les boissons, en sorbets,... C'était un marché juteux, mais qui comportait des risques importants.

Tout au long des XVIIè et XVIIIè s., le Var a connu la construction de nombreuses glacières. Mais c'est dans le massif de la Saint Baume que l'on en rencontrait le plus (une grosse vingtaine, peut-être davantage). Les plus vieilles se dressent dans le domaine de Fontfrège (signifiant en provençal "source froide").

Le principe de fabrication n'était pas très sorcier. Le plus dur était de trouver l'endroit adéquat pour installer les bassins de congélation et pour construire les immenses réservoirs que sont les glacières. Il fallait en effet que le site se trouve à proximité de sources, qu'il soit le plus possible à l'abri du soleil, et qu'il bénéficie d'un courant d'air frais (principalement notre Mistral).
Eté comme hiver, les gens s'affairaient autour des glacières, mais ils n'exécutaient pas le même travail. En hiver, ils remplissaient les glacières. Depuis les sources qui jaillissent aux pieds de la Sainte Baume, on acheminait l'eau jusqu'à de grands bassins de congélation profonds d'une quinzaine de centimètres et pouvant contenir environ 250 mètres cube chacun. A la faveur des nuits froides et des vents secs soufflant en bordure des bassins, l'eau se transformait en glace. Il fallait jusqu'à quatre gelées pour remplir un bassin.
Le jour, les paysans du coin, embauchés pour "arrondir" leurs fins de mois, sciaient la glace en blocs et la charriaient jusqu'aux glacières où d'autres employés la tassaient et la compactaient au fond de ces immenses réservoirs. Les murs étaient recouverts de paille et de matière isolante. Puis une fois la glacière pleine, on la scellait à l'aide d'une triple porte.
L'été, le travail se faisait le soir et toute la nuit. Il consistait cette fois-ci à sortir la glace et à l'acheminer jusqu'aux points où les gens en avaient besoin, principalement les grandes villes (Marseille, Toulon, Aubagne,...) que l'on atteignait en une nuit. A l'aide de moules cylindriques, on extirpait la glace de l'énorme masse gelée. Ces pains étaient ensuite démoulés et chargés sur des charrettes, protégés de la chaleur par des couvertures de laine et de la paille. Une fois la charrette pleine, le charretier s'empressait de partir pour aller livrer sa précieuse marchandise avant l'arrivée des pêcheurs et le lever du soleil.

Il faut savoir que, comme de nos jours, le premier venu était sûr de vendre toute sa marchandise. Aussi, tous les moyens étaient bons pour arriver avant les concurrents. Les plus riches s'équipaient de chevaux et fonçaient comme des fous sur les étroits chemins qui descendaient l'adret de la Sainte Baume et du Mourre d'Agnis jusqu'à Signes en direction de Toulon.
D'autres prenaient des raccourcis (tels que le Pont du Diable, voir photo). Certains partis à la faveur des étoiles ne virent jamais le lever du soleil : les accidents n'étaient pas rares.

Chaque hiver, le domaine de Fontfrège pouvait fabriquer jusqu'à 3000 mètres cube de glace et employait une soixantaine d'ouvriers.Mais au début du XIXè s., le développement du chemin de fer permit à la glace naturelle des Alpes de venir concurrencer les glacières de la région. Un peu plus tard, ce fut au tour de la glace industrielle. Elle sonna le glas de la glace naturelle qui résista jusqu'aux années cinquante avant de succomber.

De nos jours, les glacières se sont fondues dans les paysages varois. Quelques-unes ont subsisté et ont été restaurées, notamment celles du domaine de Fontfrège. Le plus impressionnante demeure celle de Pivaut (voir photo). On en trouve une ruinée sous le pic de Bertagne. Il en existe un peu partout dans le Var, mais le plus souvent oubliées par l'histoire et les hommes.

Pour les curieux, il existe à Mazaugues un très beau Musée de la Glace qui retrace la vie de ces glaciers (photos, instruments, livres,...).





Lorsque j'étais gamin, j'habitais Aubagne, près de Marseille
Ma mère travaillait dans un restaurant qui faisait bar, et les pains de glace déposés dans les glacières venaient encore de Mazaugues...

Sources : http://www.merveilles-du-var.net/accueil.php
PS: il est évident que je connais parfaitement les lieux que je vais vous présenter, mais les infos sont sur le net !

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Jean-Marie le Dim 27 Aoû - 11:42

Ça a beau être sur le net, je n'avais jamais entendu parler de ces glacières, particulièrement du côté du massif de la Sainte Baume où j'avais passé des vacances.
C'est un patrimoine qui mériterait d'être mieux signalé sur les guides touristiques.
On va en apprendre des choses dans ce fil de discussion. cheers

En attendant, une petite vidéo (de l'office du tourisme) présentant Dijon :



Dernière édition par Jean-Marie le Dim 27 Aoû - 11:51, édité 1 fois

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Alain le Dim 27 Aoû - 11:45

L'intérêt de cette rubrique, c'est justement de faire découvrir l'inconnu des touristes !

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  marcel le Dim 27 Aoû - 14:28

Près de Caussol, il y a un lieu-dit "La Glaciaire" et un "aven de la glaciaire".
-

Voir : http://amontcev.free.fr/glacieres%20du%20haut%20pays%20nice.htm
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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Jean-Marie le Dim 27 Aoû - 16:03

marcel a écrit:Près de Caussol, il y a un lieu-dit "La Glaciaire" et un "aven de la glaciaire".
-

Voir : http://amontcev.free.fr/glacieres%20du%20haut%20pays%20nice.htm
*
Ça fait quand même du bien de lire tout ça alors qu'on meurt de chaud en rêvant qu'un jour il tombe, enfin, un peu de pluie sur les paillassons que sont devenus nos pelouses (il n'y a que sur les bulletins météos qu'on voit de la pluie tomber).

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Michel le Dim 27 Aoû - 20:11

Jean-Marie a écrit:
Ça fait quand même du bien de lire tout ça alors qu'on meurt de chaud en rêvant qu'un jour il tombe, enfin, un peu de pluie sur les paillassons que sont devenus nos pelouses:


Tout est relatif ici il pleut certainement moins, mais la fraîcheur et l' humidité favorise la bonne tenue de l'herbe, ici aussi il y avait des glacières.

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Alain le Lun 28 Aoû - 7:34

Autre région, d'ou je tiens mes origines, le Jura.
Peut-être connaissez vous cette curiosité géologique, visible en bord de route, entre Saint Claude et le col de la Faucille, dans les "lacets de Septmoncel"
Je veux parler du

Chapeau de gendarme



Lapiaz, dolines, gorges, grottes, reculées, combes ou crêts, en tous points, le relief du Jura se plisse et ondule. Parmi ces fantaisies calcaires, il y a le fameux Chapeau de Gendarme qui se dresse fièrement sur les hauteurs de Saint-Claude. Le Chapeau de Gendarme est visible dans les lacets de Septmoncel, sur la route dite « de Genève », à une petite dizaine de kilomètres de Saint-Claude.



Il s’agit d’un anticlinal, un pli convexe, comme une ride, dont la forme rappelle les bicornes des gendarmes de la période Empire. Plusieurs hypothèses de formation de ce phénomène géologique si particulier ont été exposées. La plus vraisemblable
retient un dépôt de sédiments au fond des mers tropicales qui recouvraient alors la région, il y a 130 millions d’années. Sédiments qui se sont compactés pour devenir bancs de roches alternant calcaire rigide et marnes argileuses plus souples. Un subtil sandwich minéral bousculé par la formation des Alpes, il y a 20 millions d’années et donc soumis à de fortes pressions latérales. La poussée de l’anticlinorium des Molunes provoque alors un décollement de notre millefeuille et la formation du plissé anticlinal que l’on observe aujourd’hui.



L'hiver, la cascade est complètement glacée.

J'ai plein de souvenirs de cette route, que nous empruntions pour aller faire du ski dans les petites stations du Jura, ou pour aller au pays de Gex, ou encore en Suisse.
Par contre, c'est mon instit de CM2 qui nous l'a fait découvrir en voyage scolaire...

Puisque l'on a un peu abordé le domaine des dolines, demain, je vous en ferai découvrir une, mais dans une autre région...

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Alain le Mar 29 Aoû - 9:59

Petit retour en Provence, juste à côté de chez moi... enfin, avant...

Grand Laoutien
La Roquebrussanne

Son nom vient du provençal "loucioun" que l'on peut traduire par lavabo, cuvette. Le Grand Laoutien fait partie de ces curiosités géologiques qui de surcroît sont sources de légendes séculaires.



Situé entre La Roquebrussanne et Garéoult aux pieds de la Montagne de la Loube, la doline du Grand Laoutien attire les curieux et les amateurs de sérénité. Spectacle enchanteur et vertigineux. Au fond d'un cratère aux parois plus ou moins verticales, un lac aux eaux vertes comme le Verdon semble dormir d'un sommeil plusieurs fois millénaire.
Tout autour du gouffre, le surplombant, des arbres serrés, des buissons touffus et des rochers prêts à plonger. Il y a bien une trentaine de mètres par endroit entre le sommet du cratère et l'eau. Le diamètre du lac doit avoisiner les 130 mètres.

Notons que l'on rencontre le même type de formation géologique à Bras : les Gourds Bénits, eux aussi entourés par d'obscures légendes. Connaissant la particularité des reliefs karstiques, il n'y a alors qu'un petit pas à franchir pour penser que ces deux couples de lacs sont reliés par des galeries souterraines.


Un sondage a établi la profondeur de celui-ci à quelque 43 mètres, mais aussi qu'il cachait un incroyable réseau d'eaux souterraines. C'est grâce à cette particularité, ont suggéré d'éminents biologistes, que l'on a pu découvrir d'étonnantes espèces aquatiques, certaines uniques en France, une autre unique au monde.
Histoire de légende
Quant à ses origines et sa profondeur… nombres de suppositions sont envisageables, d'autant que les légendes viennent troubler les réflexions.
Pendant longtemps, les habitants de la région croyaient que ce lac remplissait en fait le cratère d'un volcan. Et chaque année, à la même date, on descendait un prêtre jusqu'à la surface de l'eau pour qu'il fasse en sorte que le volcan ne se réveille jamais.


On raconte même que, lors du terrible tremblement de terre qui ravagea Lisbonne en 1755, les eaux du lacs se teintèrent d'un rouge sang. En fait cette doline était à l'origine une cavité souterraine creusée dans le calcaire par les eaux de ruissellement. Le plafond a fini par devenir trop mince pour supporter le poids des arbres et rochers qui se trouvaient à la surface, et s'est effondré, laissant apparaitre ce magnifique lac.


C'est ici que j'ai amélioré mes connaissances en géologie.
Je n'avais jamais entendu parler d'une "Doline", et ça fait tout drôle de penser qu'il y a surement à proximité un tas d'autres grottes dont le plafond ne demande qu'à s'effondrer.
En fait, on pense que le Var est un département aride et sec.
Il n'es est rien, son sous-sol regorge de lacs et rivières souterrains, dont certains sont à plus de 100 mètres de profondeur.
Il existe dans un autre village "Camps la Source", une rivière souterraine dont l'épaisseur de la couche d'eau atteint parfois 80 mètres... à près de 100 mètres de profondeur.
Celle-ci circule, et alimente en eau potable nombre de villages avoisinants, dont celui de La Celle, ou j'ai habité de longues années.... mais c'est une autre histoire....

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Jean-Marie le Sam 9 Sep - 17:09

Le Jura a bien changé depuis qu'Alain l'a quitté la preuve, un miracle miraculeux a eu lieu à Château-Chalon, mais lisez donc ce témoignage étonnant en cliquant ici

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Alain le Dim 10 Sep - 10:00

Intéressante, cette église, ... mais je ne connais pas ce village (on ne peut pas tout connaitre !)
Par contre, puisque l'on est dans le Jura, je vais vous parler d'une vraie pépite, qui domine Oyonnax,
Tout d'abord, pourquoi parler toujours du Jura alors qu'Oyonnax est dans le département de l'Ain ?
C'est assez simple : L'Ain a deux facettes, la plaine de la Bresse, et la partie montagneuse à l'est, frontalière de la Suisse, et des Alpes.
Oyonnax se trouve dans la partie montagneuse, et ses habitants ne se considèrent pas comme des bressans...

Mais revenons au Lac Genin
Jusqu'à la fin des années 60, les ouvriers étaient payés le premier lundi du mois, "le lundi de paye".
Il y avait donc des mois de 4 semaines, et des mois de 5 semaines, qui quelquefois faisaient tirer la langue à bien des familles modestes.
Il y avait plus de 600 petites entreprises, qui comportaient moins de 10 salariés, et les patrons avaient pris l'habitude, dès les beaux jours, d'emmener leurs employés, après le foire qui avait lieu ce jour là, au Lac Genin, pour mangers les côtelettes au feu de bois, (une côte de veau de 400 grammes tout de même), précédée du fameux saucisson oyonnaxien (saucisson frais, que l'on roule dans le papier de boucherie, rempli de vin rouge, le papier refermé, et cuit sous la braise des côtelettes )
L'après midi était réservé à la sieste pour éliminer les excès de boisson... ou aux jeux de boules.
J'ai vécu cette tradition, et en garde un souvenir ému...





L'hiver, ce lac est complètement gelé, et on y pratique le patin à glace, et même certaines années des rodéos en voiture.... mais c'est une autre histoire.



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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Edouard le Dim 10 Sep - 12:11

Et cette charmante demeure, tout près de chez moi...... Elle est chargée d'histoires fumantes!


Elle est habitée aujourd'hui et les propriétaires ne sont pas toujours ravis de la curiosité qu'elle suscite.


A votre avis, que s'y est-il passé?
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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Alain le Dim 10 Sep - 13:58

Effectivement, je ne savais pas que c'était ton voisin !!!
Il est des hérédités lourdes à porter !



Nous, au lac, on ne cuisait que des côtelettes !

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Message  Michel le Jeu 14 Sep - 16:42

J'ai trouvé ceci



Et la la 141 devait en avoir plein ses bretelles pour monter

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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  marcel le Jeu 14 Sep - 17:23

C'est le bas Luchon ?
A ne pas confondre avec le haut Gard...

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Marcel Couchot : 15-06-1938. ESAA Nîmes. Rejoint le 620è GAS à In-Amguel dans le Hoggar le 24/04/1962 comme Sous-Lieutenant. Affecté à la BMDD, participe à l'expérience BERYL à In Eker du 01/05/1962. Resté sur le site jusqu'en Avril 1963.
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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Alain P le Jeu 14 Sep - 19:12

Michel: il n'existe pas de pont tournant à Montréjeau pour tourner la machine dans le bon sens.
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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Michel le Jeu 14 Sep - 19:37

Alain P a écrit:Michel: il n'existe pas de pont tournant à Montréjeau pour tourner la machine dans le bon sens.


Ah bon parce que les machines ne peuvent pas tracter en marche arrière, il me semblait dans ma jeunesse en voire reculer
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Re: Et si on se racontait nos régions ?

Message  Alain P le Jeu 14 Sep - 22:42

Bien sûr, Michel, les machines à vapeurs peuvent fonctionner en marche arrière. Il y avait des inconvénients: pour voir les signaux il fallait se retourner, la cabine était exposée au courant d'air qui pénétrait dans le foyer et modifiait sa structure, les intempéries étaient plus rudement ressenties. A l'heure actuelle les équipes préfèrent un meilleur confort même si cette conduite leur procure un grand plaisir. Aussi je pense qu'ils ont adjoint cette loco diésel pour faciliter  leur tâche. Les ponts tournants et les triangles permettaient de retourner la machine. C'est la première fois que je vois circuler ce train de la fête des fleurs de Luchon avec un pareil attelage. La possibilité d'une défaillance technique n'est pas à exclure ....mais il faudrait connaitre le cas particulier dont tu as peut être connaissance.
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Re : et si on se racontait nos régions

Message  DUQUERROY Jean Pierre le Ven 15 Sep - 8:59

Il était rare de trouver dans le même dépôt ou triage à la fois une pont tournant et un triangle de retournement. A Argenteuil, où j'habitais petit, la gare de triage était équipée d'un triangle.
Mon grand plaisir, lorsque nous étions au jardin avec mon père, c'était qu'il me "colle" sur une de ces énormes locomotives et d'aller faire un tour au triangle. Je revenais noir de fumée et de charbon au grand désespoir de ma mère !
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