L'univers fabuleux des dahus.

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Message  Jean-Marie le Dim 19 Aoû - 18:59

Alain a écrit:Comme me l'a fait remarquer en MP un de nos éminents compères, il ne nous manque plus qu'un soupçon de Dahu... ou autre facétie dont tu as le secret...Mais ça ne saurait tarder !
Il n'y a qu'à demander :
Pour tout savoir sur la chasse au légendaire dahu des montagnes, c'est ici :













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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  Jean-Marie le Dim 19 Aoû - 19:01


Réponse de Marcel transférée dans ce fil dédié :

Après une patiente recherche dans les archives du CEMO, j'ai redécouvert une vue de la bitte à Camille que je n'avais pas examinée assez soigneusement.
En effet, en l'étudiant de près et complètement à jeun, j'y ai aperçu deux petites taches floues.
Je les ai d'abord prises pour deux excursionnistes égarés.
Mais avec la loupe, je pense qu'il s'agit d'exemplaires rarissimes de "dahus deserti".
Henri Lhote en avait parlé dans ces mémoires sur le Tassili.
Frison Roche en avait peut être entrevu un lors de ses escalades dans la Montagne aux Écritures.
Le Général Laperrine y avait faire allusion dans ses récits de campagnes.
Et jusqu'au Père de Foucault qui avait cru à une apparition depuis son ermitage d'été.
Lors d'une de nos excursions à l'Assekrem, on avait vu s'enfuir deux quadrupèdes à grande corne. (Véridique)
Mais c'était à l'approche d'un virage, et on avait pensé que c'était des mouflons.
Depuis, j'ai un doute...
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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  Jean-Marie le Dim 19 Aoû - 19:04


Nouvelle question posée par Marcel et transférée ici :

Lorsque deux bahuts vont se croiser en montagne, celui qui monte a la priorité.
Mais ici, pour les dahus,  je me pose vraiment la question... Je n'ai rien trouvé à ce sujet dans le code de la piste.
Qui est prioritaire, le dahu qui est le plus bas ou celui qui est le plus haut ?
Est ce que la règle du tire-bouchon peut s'appliquer dans ce cas ?


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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  Jean-Marie le Dim 19 Aoû - 22:26

La question pertinente de Marcel m’a amené à me replonger dans l’univers fascinant des dahus et à essayer de répondre à la question de savoir ce qu’est vraiment un dahu, je sais maintenant plein de choses sur eux et je vais vous les résumer mais je n’ai rien trouvé concernant les règles de conduite en montagne pour éviter les accidents de rencontre entre dahus lévogyres et dahus dextrogyres.  

Pour les scientifiques, le dahu est un mammifère ongulé artiodactyle ruminant proche du lama et du bouquetin.

Ça commence bien avec cette définition absconse comme c’est pas possible.
Les Artiodactyles (Artiodactyla, du grec artios « pair » et dactylos « doigt ») on dit aussi des Paridigités (du latin par « pair » et digitus « doigt »), sont un ordre de mammifères placentaires de la classification classique des ongulés possédant un nombre pair de doigts par pied, et dont le poids est supporté à parts égales par les troisième et quatrième doigts, contrairement aux périssodactyles, qui possèdent un nombre impair de doigts, et chez lesquels le poids est supporté essentiellement par le troisième doigt.

Dans le règne animal, les dahus font partie de l’embranchement des Chordata, de la classe des Mammalias de l’ordre des Artiodactyla de la famille des bovidés et du genre Capra.
Il mesure de 80 à 120 cm au garrot, a une longueur de 100 à 160 cm et pèse entre 25 à 50 kg
Son espérance de vie est de 16 à 18 ans, son régime est herbivore et sa couleur de la robe est brun gris (plus clair en hiver)

Maintenant que nous voilà presque aussi savants que les savants distinguons les deux grandes familles de dahus, les Dahutus Levogyrus et les Dahutus Dextrogyrus.

Le grand Darwin avait remarqué qu’en Grande-Bretagne les dahus étaient lévogyres (du latin lævus qui signifie le côté gauche et de gyro qui veut dire je tourne, c’est-à-dire qu’ils tournent dans le sens trigonométrique qu’on appelle aussi le sens antihoraire. Les membres gauches des dahus lévogyres sont plus courts.
Sur le continent les dahus sont dextrogyre c’est-à-dire qu’ils tournent dans le sens des aiguilles d’une montre et que leurs membres droits sont plus courts. On distingue alors deux espèces principales : le dahu lévogyre dont les membres gauches sont plus courts et le dahu dextrogyre dont les membres droits sont plus courts.

C’est cette particularité qui leur permet de courir aisément et sans se tordre les chevilles en suivant les courbes de niveau sur les pentes abruptes des massifs montagneux dans lesquels ils vivent, généralement entre 1800 et 2500 m d’altitude pour les dahus dextrogyres continentaux et à entre 800 et 1344 mètres pour les dahus légivores qui vivent en Grande-Bretagne.

Le petit du dahu est appelé un "dahuot". Sa gestation est d’une durée d’environ 5-6 mois au bout de laquelle un ou deux spécimens peuvent voir le jour.

30% des dahus français sont répartis entre le massif de la Tournette et le col de la Colombière.
Hélas avec le réchauffement de la planète, le retour du loup dans les Aravis et la chasse au dahu pratiquée par les Savoyards qui les confondent avec des chamois, les derniers dahus français vont bientôt disparaître.

Comment les chasser ?
Rien de plus simple que de chasser le dahu : il suffit de placer du sel sur sa queue ou de siffler. L’animal va se retourner, ses pattes plus courtes vont se retrouver alors dans le vide et le dahu va rouler dans la pente.
Attention, d’après l’article L. 415-3 du code rural, la chasse du dahu est punie de six mois d’emprisonnement et de 10 000 € d’amende.

D’où viennent les dahus ?
Les animaux en général ont longtemps été considérés (de l’antiquité jusqu’au Moyen-Âge) comme provenant d’une génération spontanée.
Cela signifiait que ceux-ci seraient apparus sur Terre tels que nous les connaissons aujourd’hui, sans provenir d’une quelconque autre espèce, en gros c’est le Dieu créateur qui les aurait livrés directement en ordre de marche et basta.

Néanmoins, depuis la théorie de l’origine des espèces de Darwin, la communauté scientifique a unanimement considéré que les espèces tiraient toutes leurs origines d’ancêtres communs et que les différences existant entre les différentes espèces provenaient de l’accumulation de différences génétiques.
Les différences "utiles" aident alors l’animal à survivre et donc à mieux se reproduire : il transmet donc sa différence à sa descendance.
Le dahu n’échappe bien sûr pas à cette règle.
Il a donc des ancêtres communs avec des espèces existantes ou ayant existé. C’est ainsi qu’a été dressé l’arbre phylogénétique de notre fabuleux bestiau.

       
Le dahu est un euthérien artiodactyle, c’est-à-dire un mammifère tout ce qu’il y a de plus courant sur notre planète terre, mais il est le seul à avoir deux pattes plus courtes par quelle innovation génétique cela à-t-il été possible ?

Les artiodactyles sont apparus il y a 50 à 60 millions, donc le dahu est apparu avant cette date.
Les artiodactyles regroupent également d’autres subdivisons : les suiformes (porcs, hippopotames...), les tylopodes (chameaux, dromadaires...) et enfin les ruminants qui constituent près de 70 % des artiodactyles.

Le dahu est donc un ruminant, groupe qui comprend les cervidés (renne, cerf), les moshidés (cerf porte-musc) les giraffidés (girafe, okapi), les antilocapridés (pronghorn), les tragulidés (chevrotain) et bien sûr le groupe des bovidés !
Eh oui ! Le dahu est un bovidé au même titre que la chèvre, l’antilope et même la vache !
En conclusion on peut donc dire que le dahu est un chordé, un mammifère, un euthérien, un artiodactyle, un ruminant, un bovidé et un capriné (par ordre décroissant de taille de groupe).





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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  Jean-Marie le Dim 19 Aoû - 22:29

Attaquons désormais la partie la plus intéressante du problème. Il s’agit de découvrir à quel moment dans l’évolution, le dahu a acquis sa caractéristique qui a fait de lui une légende.
Trois théories partagent le cœur des scientifiques : la théorie du double-flagelle, la théorie du dahu ancestral et la théorie transformiste.

Théorie du double-flagelle
 

Des échantillons de sperme dahuesque ont pu être prélevés à flanc de rocher par des chasseurs assidus.
Analysés au microscope par des scientifiques, l’image qui leur apparut les abasourdit : le spermatozoïde du dahu est morphologiquement différent de tout ce qu’on avait vu jusqu’à présent chez les mammifères. En effet, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, le spermatozoïde du dahu possède deux flagelles, dont l’un plus court que l’autre !
Les conséquences sont que celui-ci se déplace un peu à la manière d’un crabe ou en suivant une spirale.
Une telle anomalie morphologique serait due à une anomalie dans la création d’un spermatozoïde chez un bouquetin ou un chamois.
Ce spermatozoïde difforme aurait alors fécondé l’ovule d’un biquette, ce qui aurait donné naissance au tout premier dahu de l’histoire de la vie !
Et s’il n’avait pas existé, on aurait bien été obligé de l’inventer... (la nature nous a épargné cette lourde tâche). Cette théorie est en accord avec les concepts darwinistes sur l’évolution selon lesquels les innovations génétiques dues au hasard seraient le moteur de l’évolution.

Théorie du dahu ancestral
Cette théorie soutient que le dahu serait apparu sur Terre bien avant le chamois. En effet, l’union d’un dahu lévogyre et d’un dahu dextrogyre aurait donné, sous l’effet de brassages génétiques, un chamois. Ce dernier aurait donc hérité des pattes plus longues de son père et de sa mère : il n’a donc eu que des pattes longues !
L’énoncé d’une telle thèse laisse donc penser qu’un chamois "à petites pattes" peut exister. Les scientifiques ont résolu ce paradoxe, en considérant les chiens "saucissons- à-pattes" tels que le teckel, comme des ancêtres dégénérés du noble dahu.


Théorie transformiste (ou Larmarckiste)

L’actuel Teckel serait ni plus ni moins un descendant du dahu
Le transformisme appliqué au dahu, déclare que le dahu a acquis ses deux plus courtes pattes pour s’adapter à l’environnement montagneux. Cette théorie écrite par Lamarck, n’a plus trop d’adeptes chez les biologistes généralistes. Cependant, dans le cas du dahu, cette thèse tient encore une place prépondérante.

Le Déplacement du Dahu
Le mode de déplacement du dahu est sans nul doute la caractéristique qui a fait de lui un animal mythique.
Alors que d’autres animaux utilisent la brachiation (déplacement dans les arbres), l’automobile, la bipédie ou encore la reptation pour ne citer qu’eux, le dahu a développé un moyen de se déplacer tout à fait inédit.
En effet et comme on l’a déjà vu, il possède deux pattes plus petites d’un côté que de l’autre, ce qui lui permet de s’adapter à la pente des milieux montagneux qu’il habite.
Du fait de sa morphologie originale, il est obligé d’adopter une trajectoire spécifique lors de son ascension des pics montagneux : il décrit une spirale autour de la montagne. Les dahus dextrogyres (pattes droites plus courtes) tournent dans le sens inverse des dahus lévogyres (pattes gauches plus courtes). Arrivé au sommet de la montagne, le dahu repart pour descendre. Ils peuvent éventuellement changer de montagne en empruntant des cols appropriés.

Il existe également d’autres sortes de dahus autres que les lévogyres et les dextrogyres, plus rares ces dahus unidirectionnels ont deux pattes plus courtes à l’avant ou à l’arrière ! Ainsi certains finissent noyés et les autres se transforment en surgelés Picard dans les neiges éternelles des hauts massifs.

Selon certains chercheurs, le Père Noël serait un humain ayant du génome dahuesque, c’est pourquoi il gravit avec tant de facilité les toits pour atteindre les cheminées
!


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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  Jean-Marie le Dim 19 Aoû - 22:39

Vie Communautaire des dahus.
Il existe deux courants politiques chez le dahu :

- les dahus solitaires dits "de droite", d’une part, qui se déplacent la plupart du temps seuls et se retrouvent seulement pour la saison des amours.

- les dahus communautaires dits "de gauche", d’autre part, qui se déplacent en groupe à la manière des bouquetins. Ces petits troupeaux composés en général de cinq à neuf individus sont dirigés par un mâle dominant.
Évidemment, pour qu’un tel groupe puisse exister tous les membres doivent être du même type (tous lévrogyres ou tous dextrogyres).

Ainsi, si un dahuot venait à naître du type opposé à la horde, il serait contraint de quitter ses parents, en devenant ainsi un dahu solitaire.
Ceci ne l’empêche d’intégrer à l’avenir un troupeau de son type.

Par nature, les dahus préfèrent la vie en groupe. De cette manière, ils sont plus repérables et consomment plus de ressources alimentaires, or la survie du dahu étant beaucoup plus ardue ces derniers temps, les troupeaux dahuesques sont donc très rares, voire inexistants. Le dernier récit faisant allusion à un troupeau est relaté dans le journal du célèbre chasseur Van Helping daté de 1814.
Certains fonctionnements auraient été mis en évidence par ce même Van Helping : les troupeaux jumeaux.
Ce serait un troupeau dextrogyre qui fonctionnerait en symbiose avec un groupe lévogyre.
En effet, leur cycle autour d’une montagne serait réglé de telle manière que la rencontre se fasse au moment de la saison des amours, au moment du cycle hormonal de la femelle où elle serait la plus féconde.
Il est donc nécessaire que le cycle hormonal de toutes les femelles du groupe soit coordonné. On suppose aujourd’hui que ces cycles se basent sur l’évolution des neiges éternelles (de la même manière que celui de la femme sur la lune). Tout comme le bouquetin, le dahu se déplace en troupeau réduit.

Alimentation
Le dahu est un herbivore. Il se nourrit habituellement de baies sauvages et d’épines. L’hiver venu, il descend souvent dans la vallée pour y trouver son repas.
Repu, il est fréquent qu’il s’assoupisse, c’est à ce moment que de nombreux chasseurs hivernaux en profitent pour tenter de le capturer.
Il est très friand de chardons, c’est pourquoi il est important de ne pas arracher ces pauvres plantes pour ne pas nuire à la survie du dahu !
Equipé de puissantes molaires, le dahu est friand de chardons
 
La Reproduction du dahu
Le dahu étant un mammifère, il utilise la reproduction sexuée pour assurer la pérennité de son espèce (qui est malheureusement mise à mal pour l’homme aujourd’hui !).

Toutefois nous avons vu précédemment qu’un Dahu ne se déplaçait que selon les fluctuations du relief de son milieu de vie. Ainsi vous conviendrez qu’il est difficile de concevoir une reproduction sexuée dans ces conditions !
C’est pourquoi la reproduction des dahus est restée pendant des siècles un mystère. Néanmoins quelques théories ont été échafaudées par certains scientifiques désireux de résoudre un des plus grands mystères de la biologie.

La théorie de la spirale provoquée
Une grande part de la communauté scientifique adhère à cette théorie. Celle-ci énonce que les dahus dans leur course folle autour d’un mont peuvent se rencontrer. Lors d’une rencontre à des niveaux différents celui du haut s’immobiliserait dans un accord tacite pour laisser l’autre effectuer un nombre important de spirales pour accéder à la même altitude que l’autre. Ainsi le dahu immobilisé passerait des heures à brouter des racines en regardant le Bigdil pour attendre que son Roméo lui arrive. Mais chez la plupart des espèces, la reproduction n’a pas de prix (pensez aux mâles chez les abeilles qui sont prêtes à mourir en se reproduisant).
La théorie du saut
Cette théorie beaucoup plus simple mettrait en évidence une nouvelle capacité de notre mascotte : il serait capable de bondir latéralement. Ainsi lorsque deux dahus se croisent dans la montagne l’un étant plus haut que l’autre, celui du bas effectuerait un saut pour atteindre l’autre. Cette théorie s’appuie sur des arguments morphologiques qui laissent penser que les pattes du dahu seraient compatibles avec une telle capacité (similarités avec le kangourou commun d’Australie).
La théorie de la glissade inverse
Certains dahus galopent plus vite que d’autre de même que dans toutes les autres espèces. Ainsi il est fréquent de voir un dahu en doubler un autre (toujours par la gauche !), l’un étant quelques mètres au dessus de l’autre sur la montagne. Lorsque ce doublement s’effectue entre deux individus de sexe opposé pendant la saison des amours, ce serait le moment d’une copulation. C’est en tout cas l’avis d’une part des dahutologues. L’individu le plus haut (en altitude) effectuerait une glissade vers le second individu pour se placer en position d’accouplement au même niveau. D’où le nom de cette théorie.
La théorie du fossé en Y
L’hypothèse du fossé en Y est simple et astucieuse : la reproduction entre deux dahus s’effectuerait dans une combe ou un creux dans une montagne : chacun des deux protagonistes cavalant sur un flan opposé vers l’autre. C’est au moment de la rencontre que ceux-ci, dans un mouvement dont ils ont le secret, se reproduiraient. Cette théorie a été créée lorsque S. Thorin (Sceaux, Hauts-de-Seine) affirma que son grand-père, supposé éleveur de dahus, inventa un système de ce type pour assurer la reproduction de son troupeau. Il se serait alors inspiré de travaux de Mendel.
La théorie dite "de l’abandon"
Elle consiste en le fait que le dahu mâle dépose sa semence sur le sol (semence extrêmement résistance au vu des conditions extérieures) après avoir créé une piste de phéromones pour guider sa femelle, qui se roule alors par terre (danse nuptiale) pour que la semence atteigne ses organes reproducteurs. Ce serait pour cette raison que le dahu serait aussi rare.
On associe souvent l’extraordinaire résistance de la semence du mâle à la particularité morphologique du spermatozoïde dahuesque : il possède deux flagelles, l’un étant plus court que l’autre.

À suivre, parce que c'est pas fini les amis, quand on me provoque sur un sujet farfelu, j'éparpille par petits bouts façon puzzle… (et Bernard Blier il ajoutait : Moi, quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite, j’disperse, et j’ventile). lol!

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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  marcel le Dim 19 Aoû - 22:42

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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  Alain le Lun 20 Aoû - 7:45

Voila de la lecture pour occuper nos longues soirées d'hiver ... vas-y, JM, remets en une couche !!!

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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  Alain P le Lun 20 Aoû - 8:31

Jean-Marie a écrit:
Nouvelle question posée par Marcel et transférée ici :

Lorsque deux bahuts vont se croiser en montagne, celui qui monte a la priorité.
Mais ici, pour les dahus,  je me pose vraiment la question... Je n'ai rien trouvé à ce sujet dans le code de la piste.
Qui est prioritaire, le dahu qui est le plus bas ou celui qui est le plus haut ?
Est ce que la règle du tire-bouchon peut s'appliquer dans ce cas ?

A mon humble avis, il n'y a pas de priorité car ils se déplacent dans un joyeux Tohu-Bohu nos Dahus.
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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  Jean-Marie le Lun 20 Aoû - 18:46

Vous n'allez pas vous en tirer comme ça les amis, il faudra vous farcir du dahu jusqu'au bout.
Voici donc la suite de notre feuilleton :

Le dahu, répartition géographique
En raison de son infirmité naturelle, le dahu ne peut vivre qu’en milieu montagneux.
C’est pourquoi nous le retrouvons dans tous les reliefs principaux de notre monde : Alpes, Pyrénées, Himalaya, Cordillères des Andes, Montagnes Rocheuses, Caucase...
De nombreux zoologistes pensent que le dahu est originaire des Alpes (d’où la tenace mystification de l’animal dans ce lieu) .
Il aurait ainsi migré, en contournant la méditerranée, vers le Caucase pour une raison encore inconnue.
Il aurait fait de même en passant sur le littoral de la Côte d’Azur pour arriver jusqu’aux Pyrénées.
Du Caucase, il aurait ensuite migré d’un manière mystérieuse vers l’Himalaya où il s’y serait répandu à une vitesse impressionnante.
Il a été également observé (de manière beaucoup plus rare ces dernières années) en Bretagne du fait du culte qui lui était voué par les Celtes (1) et leurs descendants. De plus le Massif armoricain fut jadis beaucoup plus élevé .
Sa présence en Amérique s’explique par les sectes dahuistes qui existaient au 16e siècle et qui auraient exporté l’animal.

(1) Le Culte du Dahu et la Mythologie, la légende de la ville d’Ys.

Étymologiquement, le mot dahu provient de la princesse Dahut de Bretagne.
Dans une version des légendes celtiques, elle donna les clés des écluses de sa ville, Ys, au diable. Dieu la punit en la transformant en un animal bizarre et poilu qui possédait deux pattes plus courtes d’un côté que de l’autre.
C’est donc la mythologie celtique qui donna en premier un nom à cet animal.

En voici la légende complète :

En ce temps là, Gradlon le Grand, roi de Cornouaille, fit construire pour sa fille Dahut, la merveilleuse cité d’Ys.
Élevée plus bas que la mer, Ys en était protégée par une puissante digue. Une écluse fermait le port et seul Gradlon pouvait décider de son ouverture ou fermeture, permettant ainsi aux habitants d’aller pêcher.
La terrible et jeune Dahut, profondément attachée au culte des anciens dieux celtiques, accusait Corentin, évêque de Quimper, d’avoir rendu la ville triste et ennuyeuse. Elle rêvait d’une cité où seules régneraient richesse, liberté et joie de vivre.
Aussi, Dahut donna-t-elle à la ville un dragon qui s’empara de tous les navires marchands ce qui fit prospérer la ville d’Ys qui devint ainsi la plus riche et la plus puissante de toutes les cités de Bretagne.
Dahut y régnait en maîtresse absolue, car elle était la gardienne de l’ancienne religion des Celtes.
Chaque soir, elle faisait venir un nouvel amant au palais, l’obligeant à porter un masque de soie, mais le masque étant enchanté, il se transformait à l'aube en griffes de métal, tuant ainsi ses amants dont le corps était alors jeté du haut d’une falaise dans l’océan.

Un beau matin, un prince, tout de rouge vêtu, arriva dans la cité et Dahut tomba aussitôt amoureuse de lui.
Or (il fallait s’en douter) ce prince tout de rouge vêtu était en réalité le diable que Dieu envoyait pour châtier la ville pécheresse.

Par amour pour lui, Dahut lui donna la clé de l’écluse qu’elle avait dérobée à son père pendant son sommeil.
Le prince (donc le diable si vous suivez bien) ouvrit l’écluse en grand et l’océan en furie envahit la ville en déferlant dans les rues et étouffant ainsi les cris d’horreur des habitants.
Seul, le roi Gradlon réussit à s’échapper de cet enfer avec l’aide de saint Gwenolé.
Sur son cheval marin, il se mit à chevaucher péniblement dans les vagues, alourdi par un poids qui n’était autre que sa fille.
Sommé par saint Guénolé, il abandonna sa fille et parvint à regagner le rivage.
Cette dernière fut punie par Dieu (car elle avait succombé au diable) qui l’a transforma en animal monstrueux ayant deux pattes plus courtes que les autres.
Aujourd’hui encore, il arrive que par temps calme, les pêcheurs de Douarnenez entendent sonner les cloches sous la mer et disent qu’un jour, Ys renaîtra.
Plus belle que jamais bien sûr.

L'est-y pas belle cette légende ?

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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  Jean-Marie le Mar 21 Aoû - 11:05

Dans le cadre de ma révision des messages anciens pour réparation, je suis tombé sur un fil de discussion où, déjà, en 2008, on discutait ferme du dahu autour de la bite à Camille.
Même qu'Alain l'avait pris en photo le dahu en question.

C'est marrant de relire tout ça en page 2 :

http://amis-pic-laperrine.forumpro.fr/t117p25-la-traversee-du-desert#1377

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Re: L'univers fabuleux des dahus.

Message  Jean-Marie le Mer 22 Aoû - 12:18

La suite que vous attendiez tous : Very Happy
 
Les dahus, du culte médiéval à nos jours.

Durant le Moyen-Âge, un puissant culte dahuiste s’est mis en place.
Celui-ci fut longtemps constitué de nombreux cercles indépendants ayant chacun leur dogme propre.
On leur doit notamment l’invention du tabouret dahuesque ou des échasses dahuesques dont les bergers ont encore utilité de nos jours.
Vers la seconde moitié du 16e siècle, un grand maître d’une caste savoyarde s’enquit d’unifier tous ces cercles ont une seule et même religion dahuiste. L’Inquisition qui avait déjà condamné le culte dahuiste sortit les armes. Près de 1000 adeptes furent brûlés au bûcher sans même l’ombre d’un procès.
Ceci marqua la fin de ces castes.
Néanmoins, certaines castes (deux ou trois tout au plus) auraient survécu dans le secret le plus total.
Elles seraient encore tapies dans l’ombre de nos jours, bien qu’elles semblent compter un nombre minime de membres, non sans influence.
Le sort réservé aux Dahuistes capturés par l’Inquisition était fort peu enviable.

Lexique dahu :

  • DAHUCÉPHALE : n.m. Qui a une tête de Dahu. Le Dahu est le seul animal dahucéphale.
  • DAHUECTOM : n.f. Ablation chez le Dahu de la partie inférieure de ses deux pattes de droite de manière à rétablir sa stabilité sur un terrain plat.
  • DAHUESQUE : adj. Qui tient du Dahu.
  • DAHUIEN : adj. Relatif au Dahu.
  • DAHUÏSME : n.m. Religion consistant en l’adoration immodérée du Dahu.
  • DAHUÏSTE : n.m. Adepte du dahuïsme.
  • DAHUILOGIE : n.f. Science qui a pour objet l’étude du Dahu.
  • DAHUOLOGUE : n.m. Spécialiste en dahulogie.
  • DAHUMACHIE : n.m. Art de chasser le Dahu.
  • DAHUMANE : n. et adj. Se dit d’un individu ne pouvant se passer de chasser le Dahu
  • DAHUMANIE : n.f. Habitude incontrôlable de chasser le Dahu
  • DAHUMENT : adv. D’une manière dahuesque.
  • DAHUMER : v. Sentir un Dahu.
  • DAHUMÈTRE : n.m. Appareil servant à mesurer l’écart de longueur entre les pattes de gauche et celles de droite du Dahu.
  • DAHUOT : n.m. Nom donné au petit du Dahu.
  • DAHUPATE : n.m. Individu se prenant pour un Dahu.
  • DAHUPATHIE : n.f. Névrose psycho-chronico-somatique caractérisée essentiellement par le transfert de la personnalité du malade sur le Dahu.
  • DAHUPAN TM : n.p. Fusil spécialement conçu pour la chasse au Dahu. Il est doté de deux canons dont le gauche est plus court que le droit. Le DahupanTM est une marque déposée.
  • DAHUPHAGE : n.m. Individu se nourrissant exclusivement de Dahu. 
  • DAHUPHAGIE : n.f. Pratique des dahuphages.
  • DAHUPHILE : adj. et n. Se dit d’un individu passionné de Dahu. 
  • DAHUPHILIE : n.f. Passion excessive envers le Dahu.
  • DAHUPHOBE : adj. et n. Se dit d’un individu qui a peur du Dahu.
  • DAHUPHOBIE : n.f. Hostile aux Dahus, à tous ce qui a attrait aux Dahus.
  • DAHUTHÉRAPIE : n.m. Cure de la dahupathie consistant en l’ablation sur le patient de la moitié de sa jambe gauche. Lorsque le dahupathe est guéri, on lui fait subir une dahuectomie pour rétablir sa stabilité sur terrain plat. La dahuthérapie laisse en général des séquelles. Elle ne peut guérir que deux fois un même individu.

_________________
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Il est vrai que parfois, les militaires s'exagérant l'impuissance relative de l'intelligence négligent de s'en servir. Charles de GAULLE
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